{"id":29398,"date":"2018-01-02T15:01:05","date_gmt":"2018-01-02T14:01:05","guid":{"rendered":"http:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=29398"},"modified":"2018-01-02T15:01:05","modified_gmt":"2018-01-02T14:01:05","slug":"teheran-a-la-chasse-aux-chants-caches-du-shah","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/teheran-a-la-chasse-aux-chants-caches-du-shah\/","title":{"rendered":"T\u00e9h\u00e9ran : \u00e0 la chasse aux chants cach\u00e9s du Shah"},"content":{"rendered":"<div class=\"article-subhead\">\n<p><em><span class=\"desc\">Mi-d\u00e9cembre \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Les 45 tours d\u2019artistes iraniens des ann\u00e9es 60 y restent cach\u00e9s, trop sulfureux pour les autorit\u00e9s, qui en interdisent la possession et la vente.<\/span>\u00a0<span class=\"copy\">Photo Mahka Eslami pour Lib\u00e9ration<\/span><span class=\"share\">\u00a0<\/span><\/em><\/p>\n<div class=\"share-link\"><\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"width-padded\">\n<header class=\"article-header\">\n<div class=\"read-left-padding\">\n<div><\/div>\n<div class=\"article-head-metas\"><strong><span class=\"authors\">Par\u00a0<span class=\"author\"><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/18223-marion-armengod\">Marion Armengod\u00a0<\/a><\/span>et\u00a0<span class=\"author\"><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/18224-franck-haderer\">Franck Haderer envoy\u00e9s sp\u00e9ciaux \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Photo Mahka Eslami<\/a><\/span><\/span><\/strong><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div class=\"article-head-metas\">A l\u2019image de la r\u00e9pression des\u00a0m\u0153urs qui alimente les soul\u00e8vements actuels, tout un pan de l\u2019histoire musicale de\u00a0l\u2019Iran et d\u2019ailleurs reste prohib\u00e9 depuis la r\u00e9volution islamique. Avant que n\u2019\u00e9clatent les troubles, \u00abLib\u00e9\u00bb est\u00a0parti en qu\u00eate de ces\u00a0disques m\u00ealant pop occidentale et tradition perse, qu\u2019on d\u00e9busque dans les\u00a0arri\u00e8re-boutiques \u00e0 la barbe des autorit\u00e9s.<\/div>\n<\/div>\n<\/header>\n<\/div>\n<div class=\"container-column clearfix\">\n<div class=\"wide-column width-padded-left\">\n<div class=\"article-body read-left-padding js-figure-zoom\">\n<p>Le trafic chaotique de T\u00e9h\u00e9ran place la capitale de la R\u00e9publique islamique iranienne dans le peloton de t\u00eate des villes les plus encombr\u00e9es au monde, si bien que les avions d\u00e9collent et atterrissent surtout la nuit, pour \u00e9viter aux voyageurs de parcourir des kilom\u00e8tres de bouchons. Apr\u00e8s deux semaines en\u00a0Iran, le vol retour pour Paris ne d\u00e9roge pas \u00e0 la r\u00e8gle et d\u00e9colle \u00e0\u00a03 h 40\u00a0du matin. Profitant du\u00a0trafic pour une fois fluide, le taxi s\u2019\u00e9loigne de\u00a0T\u00e9h\u00e9ran \u00e0 toute vitesse, fen\u00eatres ouvertes. Le lecteur\u00a0CD et MP3 crache les tubes plan\u00e9taires du moment, d\u2019Adele \u00e0 Rihanna, une musique pourtant interdite dans le pays. Mais\u00a0<em>\u00aben rusant sur Internet, avec un VPN [un logiciel qui permet de relocaliser son adresse\u00a0IP \u00e0\u00a0l\u2019\u00e9tranger, ndlr]on parvient \u00e0 contourner la censure et \u00e0 se procurer ces morceaux\u00bb,<\/em>\u00a0confie le chauffeur avant d\u2019arriver \u00e0 l\u2019a\u00e9roport plong\u00e9 dans la nuit.<\/p>\n<p>Le vol pour Paris est confirm\u00e9. Les douaniers s\u00e9parent les voyageurs pour les contr\u00f4les : les femmes d\u2019un\u00a0c\u00f4t\u00e9, les hommes de l\u2019autre. Les portraits officiels des Guides supr\u00eames de la r\u00e9volution islamique, les ayatollahs Khomeiny et Khamenei, surplombent la sc\u00e8ne, comme un peu partout en Iran. La file d\u2019attente n\u2019est pas tr\u00e8s longue, pourtant elle para\u00eet interminable : le collectionneur de disques repart du pays f\u00e9brile, puisque son sac contient des souvenirs interdits. Apr\u00e8s une fouille au corps, les douaniers interceptent sa valise et lui demandent de les suivre. Derri\u00e8re un drap blanc, ils lui ordonnent de vider son sac. Pas d\u2019issue. Il faut assumer. Que contient le bagage ? Une cinquantaine de\u00a045\u00a0tours et une vingtaine de\u00a0CD. De la musique, voil\u00e0 l\u2019objet du d\u00e9lit. Les vinyles incrimin\u00e9s sont ceux de Gougoush, Ramesh, Zia, Shahram Shabpareh ou encore Mohammad Nouri et les trouver \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 une mince affaire car ils y sont prohib\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"note\"><iframe src=\"https:\/\/www.mixcloud.com\/widget\/iframe\/?feed=%2FVyniladict%2Firan-pre-islamic-revolution-mix%2F\" width=\"100%\" height=\"150\" frameborder=\"0\" data-responsive=\"1\" data-mce-fragment=\"1\"><\/iframe><\/p>\n<p class=\"note\"><em>Compilation de morceaux d\u00e9couverts lors de la r\u00e9alisation de ce reportage.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>\u00abLe plaisir et l\u2019extase\u00bb<\/h3>\n<p>Produits pendant le r\u00e8gne du\u00a0Shah, entre\u00a01967 et\u00a01978, ils sont les vestiges d\u2019une \u00e9poque honnie, celle de la modernisation du pays, qui co\u00efncida avec les r\u00e9volutions des musiques occidentales du moment : le rock, le funk, la soul. La pop music voyageait alors librement jusqu\u2019en Iran, notamment gr\u00e2ce aux radios de l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine, et se m\u00ealait aux rythmes traditionnels : un m\u00e9lange unique au monde de cordes &#8211; sitar, guitare, basse &#8211; de batterie, de cuivres, magnifi\u00e9 par des chants suaves en farsi. On retrouve les accents du lyrisme persan m\u00eal\u00e9s \u00e0 des arrangements infus\u00e9s de psych\u00e9d\u00e9lisme et de jazz. Les jeunes de\u00a0T\u00e9h\u00e9ran allaient danser au palais de la Jeunesse ou \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Vanak. Cette \u00e8re pas si lointaine est pourtant bel et bien r\u00e9volue. Depuis la r\u00e9volution de\u00a01979, le minist\u00e8re de la Culture et\u00a0de l\u2019Orientation islamique contr\u00f4le drastiquement toutes les productions culturelles, au nom de \u00abla chastet\u00e9 publique\u00bb. C\u2019est lui qui donne les autorisations permettant aux artistes d\u2019enregistrer un disque, de donner un concert ou encore de diffuser leurs chansons &#8211; m\u00eame si les lignes restent mouvantes et ont permis \u00e0 un artiste pop comme King Raam de jouer live ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ou m\u00eame, en\u00a02013, \u00e0 une chanteuse d\u2019op\u00e9ra de se produire en public pour la premi\u00e8re fois depuis 1979. Sans grande surprise, la musique occidentale moderne est interdite en Iran. Les productions iraniennes datant d\u2019avant la r\u00e9volution islamique le sont aussi. Dans une interview donn\u00e9e en\u00a01979, l\u2019ayatollah Khomeiny d\u00e9clarait que la musique venant de l\u2019Ouest\u00a0<em>\u00ab\u00e9mousse l\u2019esprit, parce qu\u2019elle implique le plaisir et l\u2019extase\u00bb<\/em>et que la musique pop est\u00a0<em>\u00absimilaire \u00e0 la drogue\u00bb.<\/em><strong>\u00a0Quand la journaliste italienne Oriana Fallaci lui demanda :\u00a0<em>\u00abM\u00eame la musique de Bach, de Beethoven ?\u00bb<\/em>\u00a0Khomeiny coupa court \u00e0 la conversation :\u00a0<em>\u00abJe\u00a0ne connais pas ces noms.\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Mais que racontent ces chansons pour \u00eatre aussi subversives aux yeux des religieux ? Le plus souvent, elles clament\u2026 l\u2019amour. Ou d\u2019autres valeurs v\u00e9hicul\u00e9es en abondance dans les disques de pop anglo-saxons de l\u2019\u00e9poque, jug\u00e9s d\u00e9sormais traditionnels. Quand Gougoush reprend le fameux\u00a0<em>Respect<\/em>\u00a0d\u2019Aretha Franklin dans un pays o\u00f9 les droits des femmes sont bafou\u00e9s, ses paroles endossent une tout autre r\u00e9sonance. Les ayatollahs d\u2019aujourd\u2019hui ne sauraient tol\u00e9rer la moindre nostalgie de la p\u00e9riode pr\u00e9r\u00e9volutionnaire, eux qui n\u2019acceptent pas que les femmes chantent et avaient, \u00e0\u00a0leur arriv\u00e9e, ordonn\u00e9 la destruction de l\u2019ensemble des productions musicales de cette \u00e9poque, quel que soit le sexe de l\u2019interpr\u00e8te. Plus d\u2019une d\u00e9cennie de musique fut ainsi balay\u00e9e sous le tapis de pri\u00e8re.<\/p>\n<p>Elle n\u2019a pourtant pas \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9e par tous. Depuis quelques ann\u00e9es, gr\u00e2ce \u00e0 des\u00a0DJ et des labels sp\u00e9cialis\u00e9s dans la r\u00e9\u00e9dition, tels Finders Keepers, Pharaway Sounds ou Light in\u00a0the Attic, la musique iranienne d\u2019avant la r\u00e9volution a fait l\u2019objet d\u2019un travail d\u2019arch\u00e9ologie. Comme si, apr\u00e8s avoir \u00e9puis\u00e9 les gisements de soul, funk, rock, et jazz occidentaux, les\u00a0<em>diggers\u00a0<\/em>avaient d\u00fb partir \u00e0 l\u2019aventure &#8211; au Moyen-Orient, en Afrique, en Am\u00e9rique latine ou en Asie du Sud-Est &#8211; pour d\u00e9nicher les pr\u00e9cieuses galettes, les derni\u00e8res \u00e0 demeurer introuvables sur Internet. Doug Shipton, cofondateur de Finders Keepers qui a r\u00e9\u00e9dit\u00e9 les \u0153uvres de Mehrpouya ou Gougoush et publi\u00e9 une merveilleuse compilation de\u00a0<em>\u00abpop, funk, folk et psych\u00e9 des ann\u00e9es\u00a060 et\u00a070\u00bb<\/em>\u00a0titr\u00e9e\u00a0<em>Pomegranates,<\/em>\u00a0est tr\u00e8s enthousiaste :\u00a0<em>\u00abIl n\u2019y a pas si longtemps, ces musiques \u00e9taient honteusement consign\u00e9es sous l\u2019\u00e9tiquette de world music, un faux genre que nous n\u2019avons jamais cautionn\u00e9. Ces disques tha\u00eflandais, mongols ou iraniens sont aujourd\u2019hui catalogu\u00e9s en\u00a0tant que folk ou rock psych\u00e9 et je\u00a0pense que c\u2019est le r\u00e9sultat d\u2019une meilleure compr\u00e9hension entre les diff\u00e9rentes cultures.\u00bb<\/em><\/p>\n<h3>\u00abC\u2019est ill\u00e9gal !\u00bb<\/h3>\n<p>Avis aux\u00a0<em>diggers<\/em>\u00a0enamour\u00e9s : pour d\u00e9nicher les tr\u00e9sors \u00e0\u00a0T\u00e9h\u00e9ran, il faut s\u2019armer de patience. Au rayon production locale, les disquaires officiels ne vendent que des adaptations musicales des po\u00e8mes de Hafez et de Saadi, des chants de muezzins et de la musique folklorique iranienne, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des bacs consacr\u00e9s \u00e0 la musique classique et \u00e0 la pop occidentale faisant l\u2019objet d\u2019une autorisation de diffusion de la part du minist\u00e8re de la Culture. Ici on ne peut acheter et \u00e9couter que les interpr\u00e9tations d\u2019artistes masculins, et surtout rien qui date de l\u2019\u00e9poque du\u00a0Shah.\u00a0<em>\u00abC\u2019est ill\u00e9gal ! Vous ne trouverez pas \u00e7a ici\u00bb,<\/em>\u00a0nous explique le vendeur de Beethoven Records, l\u2019un des disquaires historiques de la capitale. Pour d\u00e9nicher ces raret\u00e9s prohib\u00e9es, il faut aller fouiller dans les bazars. Le vide grenier de Jom\u2019eh par exemple, qui s\u2019\u00e9tend chaque vendredi sur les cinq niveaux de l\u2019aust\u00e8re parking de Parvaneh, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 les religieux r\u00e9pondent \u00e0 l\u2019appel de la pri\u00e8re. Au\u00a0beau milieu des services \u00e0 th\u00e9 et des tapis persans tra\u00eenent quelques piles de vieux vinyles en piteux \u00e9tat, vendus \u00e0 moins d\u2019un euro pi\u00e8ce (40 000\u00a0rials). C\u2019est l\u00e0 qu\u2019on s\u2019\u00e9change les bonnes adresses. Par exemple un certain\u00a0Hasan\u00a0(1), r\u00e9parateur de mat\u00e9riel hi-fi vintage dans l\u2019ouest de la ville. Sur une bouillonnante avenue trust\u00e9e par les boutiques d\u2019\u00e9lectroniques, il faut descendre quelques marches pour trouver le calme d\u2019une petite \u00e9choppe aux murs jaunis par la nicotine. Les bibelots poussi\u00e9reux y c\u00f4toient du mat\u00e9riel audio d\u2019un autre temps. Sous le poster de\u00a0<em>The\u00a0Wall<\/em>\u00a0des Pink Floyd, Hasan, clope au bec et fer \u00e0 souder \u00e0 la main, remet en \u00e9tat de vieilles machines. La cinquantaine, d\u00e9garni, ce passionn\u00e9 de musique vend effectivement quelques vinyles.<\/p>\n<p><em>\u00abJ\u2019ai des disques de Bob Dylan, des Beatles, de Miles Davis. Mais les disques iraniens je dois les cacher, parce que je ne suis pas cens\u00e9 les avoir et encore moins les vendre !\u00bb<\/em>\u00a0raconte-t-il juste avant de sortir une mallette\u00a0cach\u00e9e sous son bureau, d\u2019o\u00f9 il exhume de sulfureux 45\u00a0tours de\u00a0musique d\u2019avant la r\u00e9volution :\u00a0<em>Gole\u00a0Yakh<\/em>\u00a0de Kourosh Yaghmaei,\u00a0<em>Matam<\/em>\u00a0de Simin Ghanem ou encore\u00a0<em>Ghorouba Ghashangan<\/em>\u00a0de Ramesh. Sur ces pochettes, les postures des artistes rappellent celles des stars y\u00e9-y\u00e9. Les hommes portent cheveux longs et pantalons pattes d\u2019eph, les\u00a0chanteuses apparaissent insouciantes, la t\u00eate d\u00e9nud\u00e9e. Tout excit\u00e9, Hasan s\u2019empresse de les faire d\u00e9filer sur sa vieille platine.\u00a0<em>\u00abM\u00eame si elle est interdite, cette musique reste tr\u00e8s populaire en\u00a0Iran, elle commence m\u00eame \u00e0 \u00eatre connue \u00e0 l\u2019\u00e9tranger gr\u00e2ce \u00e0 aux labels de r\u00e9\u00e9ditions et aux cha\u00eenes du satellite &#8211; install\u00e9es hors d\u2019Iran &#8211; qui continuent \u00e0 la diffuser. La bonne musique est immortelle !\u00bb\u00a0<\/em>explique-t-il, nostalgique.<\/p>\n<h3>chanteuse \u00e0 demi\u00a0nue<\/h3>\n<p>Quelques heures plus tard, \u00e0 l\u2019a\u00e9roport Imam-Khomeini, la bonne musique risque d\u2019\u00eatre confisqu\u00e9e. Rien \u00e0 d\u00e9clarer, vraiment ? Et les disques de Zia, Aref, Viguen, Betti ? Les douaniers observent attentivement toutes les pochettes des vinyles d\u00e9nich\u00e9es pendant ce voyage. Ils s\u2019arr\u00eatent longuement sur la pochette d\u2019un disque de Ramesh, sur laquelle la chanteuse pose \u00e0 demi nue. Plus de dialogue possible. Le chef des douaniers d\u00e9barque l\u2019air inquisiteur, une trace noire sur le front. Caract\u00e9ristique des prieurs assidus de l\u2019islam chiite, c\u2019est la marque laiss\u00e9e par la\u00a0<em>turbah,\u00a0<\/em>la pierre sacr\u00e9e sur laquelle les prieurs posent leur front lorsqu\u2019ils se prosternent. C<strong>ontre toute attente, il semble amus\u00e9 qu\u2019un \u00e9tranger s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la musique d\u2019avant la r\u00e9volution. Sans un mot, il lib\u00e8re les disques interdits<\/strong>. Direction Paris !<\/p>\n<p>Certains\u00a0<em>diggers<\/em>\u00a0n\u2019ont pas cette chance. Comme nous l\u2019a expliqu\u00e9 Doug Shipton,\u00a0<em>\u00abun ami iranien s\u2019est fait confisquer ses vinyles de Gougoush \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de T\u00e9h\u00e9ran et j\u2019ai moi-m\u00eame rencontr\u00e9 des probl\u00e8mes pour transporter des disques iraniens en Isra\u00ebl, o\u00f9 j\u2019ai subi un long interrogatoire\u00bb.<\/em>\u00a0Pour le patron du\u00a0label Finders Keepers, le jeu en vaut la chandelle.\u00a0<em>\u00abCe qui est excitant, \u00e7a n\u2019est pas seulement la d\u00e9couverte musicale, ce sont aussi les histoires qui accompagnent les recherches.\u00bb<\/em><\/p>\n<p class=\"note\">(1) Le pr\u00e9nom a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/next.liberation.fr\/musique\/2018\/01\/01\/teheran-a-la-chasse-aux-chants-caches-du-shah_1619835\">Lib\u00e9ration<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mi-d\u00e9cembre \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Les 45 tours d\u2019artistes iraniens des ann\u00e9es 60 y restent cach\u00e9s, trop sulfureux pour les autorit\u00e9s, qui en interdisent la possession et la vente.\u00a0Photo Mahka Eslami pour Lib\u00e9ration\u00a0 Par\u00a0Marion Armengod\u00a0et\u00a0Franck Haderer envoy\u00e9s sp\u00e9ciaux \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Photo Mahka Eslami A l\u2019image de la r\u00e9pression des\u00a0m\u0153urs qui alimente les soul\u00e8vements actuels, tout un pan<\/p>\n","protected":false},"author":123,"featured_media":29400,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":{"0":"post-29398","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-alaune-fr"},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29398","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/123"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29398"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29398\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29400"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29398"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29398"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29398"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}