{"id":27482,"date":"2017-11-17T21:30:47","date_gmt":"2017-11-17T20:30:47","guid":{"rendered":"http:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=27482"},"modified":"2017-11-17T21:30:47","modified_gmt":"2017-11-17T20:30:47","slug":"hariri-sest-retrouve-piege-arabie-saoudite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/hariri-sest-retrouve-piege-arabie-saoudite\/","title":{"rendered":"Comment Hariri s\u2019est retrouv\u00e9 pi\u00e9g\u00e9 en Arabie saoudite"},"content":{"rendered":"<div class=\"sub-header accur8-desktop accur8-tablet accurWidth-desktop accurWidth-tablet\" data-nid=\"717357\">\n<div class=\"accur8-desktop accurWidth-desktop col-left fractal-desktop fractal-10-desktop collapse-7-desktop fractal-tablet fractal-6-tablet collapse-4-tablet\">\n<div class=\"introduction\">\n<h2>Avec la purge du 4 novembre, le prince h\u00e9ritier Mohammed ben Salmane esp\u00e8re remettre la main sur une centaine de milliards de dollars d\u00e9tourn\u00e9s par le clan Abdallah. De l\u2019argent\u00a0dont une partie aurait \u00e9t\u00e9 blanchie par la soci\u00e9t\u00e9 Saudi Oger, d\u00e9tenue par Saad Hariri. Ce dernier est toujours \u00e0 Riyad.<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"accur8-desktop accur8-tablet accurWidth-desktop accurWidth-tablet\">\n<div class=\"content-article page-content col-left fractal-desktop fractal-10-desktop collapse-7-desktop fractal-tablet fractal-6-tablet collapse-4-tablet \">\n<div class=\"page-pane\">\n<p><b>Beyrouth (Liban), de notre envoy\u00e9 sp\u00e9cial.-<\/b>\u00a0 Deux heures et quelques du matin, le 24 janvier 2015. L\u2019heure o\u00f9 les dirigeants du royaume saoudien \u00e9mergent, l\u2019heure o\u00f9 ils prennent leurs d\u00e9crets. Le roi Abdallah est mort la veille et son enterrement s\u2019est achev\u00e9 il y a seulement une poign\u00e9e d\u2019heures, apr\u00e8s les pri\u00e8res de l\u2019apr\u00e8s-midi. Pourtant, avec l\u2019accession au tr\u00f4ne du roi Salmane, la page est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9finitivement tourn\u00e9e.<\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-100-pcent\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"preview aligncenter\" title=\"Le prince Turki ben Abdallah, alors gouverneur de la province de Riyad, accueille Fran\u00e7ois Hollande pour les obs\u00e8ques du roi Abdallah, le 24 janvier 2015. Turki ben Addallah a \u00e9t\u00e9 limog\u00e9 samedi 4 novembre 2017 \u00a9 Reuters\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2017\/11\/10\/rtr4mqum.jpg?width=728&amp;height=485&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Le prince Turki ben Abdallah, alors gouverneur de la province de Riyad, accueille Fran\u00e7ois Hollande pour les obs\u00e8ques du roi Abdallah, le 24 janvier 2015. Turki ben Addallah a \u00e9t\u00e9 limog\u00e9 samedi 4 novembre 2017 \u00a9 Reuters\" \/><em><span class=\"legend\">Le prince Turki ben Abdallah, alors gouverneur de la province de Riyad, accueille Fran\u00e7ois Hollande pour les obs\u00e8ques du roi Abdallah, le 24 janvier 2015. Turki ben Addallah a \u00e9t\u00e9 limog\u00e9 samedi 4 novembre 2017 \u00a9 Reuters<\/span><\/em><\/div>\n<p>L\u2019un des premiers d\u00e9crets vise Khaled al-Tuwajiri. S\u2019il n\u2019est pas prince, il est, en revanche, le tout-puissant chef de la cour royale depuis octobre 2014. Beaucoup de princes, d\u2019ailleurs, ne l\u2019aiment pas, l\u2019accusant de les traiter mal. Ils l\u2019ont m\u00eame surnomm\u00e9\u00a0<i>\u00ab\u00a0la Pieuvre\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0ou\u00a0<i>\u00ab\u00a0la Bo\u00eete noire\u00a0\u00bb<\/i>. Omnipr\u00e9sent, omnipotent, il gouverne avec l\u2019assentiment de son protecteur, le roi Abdallah. Une fois le d\u00e9cret pris, al-Tuwajiri n\u2019est plus rien. On n\u2019entendra d\u2019ailleurs plus parler de lui, au point qu\u2019il semblait avoir disparu. Jusqu\u2019\u00e0 son arrestation, il y a une semaine, le 4 novembre, dans le cadre de la\u00a0<i>\u00ab\u00a0campagne anti-corruption\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0engag\u00e9e par le prince-h\u00e9ritier Mohammed ben Salmane.<\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-50-pcent\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"preview aligncenter\" title=\"Al-Walid ben Talal \u00e0 Londres, en juillet 2013 \u00a9 Reuters\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2017\/11\/10\/bintalal.jpg?width=364&amp;height=242&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Al-Walid ben Talal \u00e0 Londres, en juillet 2013 \u00a9 Reuters\" \/><em><span class=\"legend\">Al-Walid ben Talal \u00e0 Londres, en juillet 2013 \u00a9 Reuters<\/span><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<p>Au total, 200 personnes, dont 11 princes, quatre ministres et plusieurs dizaines d\u2019anciens ministres, ont\u00a0comme lui\u00a0\u00e9t\u00e9 appr\u00e9hend\u00e9es. Parmi elles, le flamboyant prince al-Walid ben Talal, l\u2019un des plus gros investisseurs dans des compagnies occidentales telles que Citigroup, le prince Miteb ben Abdallah, qui \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate de la Garde nationale, et le prince Turki ben Abdallah, ancien gouverneur de la province de Riyad.Bien avant les effets d\u2019annonce du d\u00e9but novembre, c\u2019est avec le limogeage du chef de la cour royale que cette purge sans pr\u00e9c\u00e9dent a commenc\u00e9. \u00c0 cette \u00e9poque, Mohammed ben Salmane,\u00a0<i>alias<\/i>\u00a0MbS, le fils du nouveau roi Salmane, n\u2019est pas encore prince-h\u00e9ritier \u2013 il\u00a0a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9\u00a0en juin 2017 \u2013, mais il est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la man\u0153uvre.\u00a0<i>\u00ab\u00a0Pour bien comprendre ce qui se passe aujourd\u2019hui, il faut remonter aux 18 derniers mois du r\u00e8gne d\u2019Abdallah\u00a0\u00bb<\/i>, souligne une personnalit\u00e9 libanaise qui a ses entr\u00e9es au palais.<\/p>\n<div class=\"media media-align-right media-image format-50-pcent\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"preview aligncenter\" title=\"Le prince Miteb ben Abdallah \u00e0 l'\u00c9lys\u00e9e, en juin 2014 \u00a9 Reuters\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2017\/11\/10\/miteb.jpg?width=364&amp;height=279&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Le prince Miteb ben Abdallah \u00e0 l'\u00c9lys\u00e9e, en juin 2014 \u00a9 Reuters\" \/><em><span class=\"legend\">Le prince Miteb ben Abdallah \u00e0 l&rsquo;\u00c9lys\u00e9e, en juin 2014 \u00a9 Reuters<\/span><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, le vieux roi \u2013 il est \u00e2g\u00e9 alors de 90 ans\u00a0\u2013 est d\u00e9j\u00e0 bien malade. S\u2019il d\u00e9c\u00e8de, son fr\u00e8re Salmane, plus jeune de 11 ans, sera son successeur et\u00a0le clan du cadet\u00a0remplacera celui du souverain en place. Aussi, anticipant sa mort, le clan d\u2019Abdallah s\u2019emploie \u00e0 se remplir les poches avec l\u2019argent des caisses de l\u2019\u00c9tat. Selon cette m\u00eame source, quelque 100 milliards de dollars \u2013 un chiffre confirm\u00e9 jeudi 9 novembre par le procureur g\u00e9n\u00e9ral du Royaume\u00a0\u2013 ont ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9s pendant cette p\u00e9riode par l\u2019interm\u00e9diaire\u00a0du chef de la cour royale, Khaled al-Tuwajiri, qui aurait en quelque sorte\u00a0d\u00e9tenu\u00a0<i>\u00ab\u00a0la cl\u00e9 du coffre\u00a0\u00bb<\/i>.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"page-pane\">\n<h2 class=\"h4\">\u00ab\u00a0Ce sont les fournisseurs et les b\u00e9n\u00e9ficiaires qui vont changer\u00a0\u00bb<\/h2>\n<p><i>\u00ab\u00a0C\u2019est vrai qu\u2019al-Tuwajiri\u00a0est le point nodal auquel sont rattach\u00e9s les princes et ministres limog\u00e9s, ainsi d\u2019ailleurs que Saad Hariri\u00a0\u00bb<\/i>, rench\u00e9rit Lokman Slim, \u00e9diteur, commentateur et producteur de films libanais, fondateur de plusieurs associations engag\u00e9es dans divers combats de la soci\u00e9t\u00e9 civile libanaise. C\u2019est cet argent que Mohammed ben Salmane va chercher \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer d\u00e8s son accession \u00e0 la charge de prince-h\u00e9ritier. D\u2019o\u00f9 la purge qu\u2019il entreprend et dont\u00a0la vague d\u2019arrestations du 4 novembre est le point d\u2019orgue.\u00a0<i>\u00ab\u00a0Certes, il a besoin de cet argent. Mais plus encore, il veut le r\u00e9cup\u00e9rer dans la crainte que toute cette richesse soit en de mauvaises mains. Car, \u00e0 ses yeux, chacun des personnages impliqu\u00e9s est en soi dangereux par les liens qu\u2019il a tiss\u00e9s tout au long de sa carri\u00e8re. Cette lutte contre la corruption est aussi est le pr\u00e9texte id\u00e9al pour liquider l\u2019h\u00e9ritage des rois Abdallah, Fahd, Khaled\u2026\u00a0\u00bb<\/i>, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>Un diplomate \u00e0 Beyrouth abonde\u00a0:\u00a0<i>\u00ab\u00a0On ne peut pas parler de campagne contre la corruption. Ce sont simplement les fournisseurs et les b\u00e9n\u00e9ficiaires qui vont changer.\u00a0\u00bb\u00a0<\/i>Autre avantage de l\u2019op\u00e9ration\u00a0: elle est intens\u00e9ment populaire aupr\u00e8s de la jeunesse \u2013 70\u00a0% des jeunes Saoudiens ont moins de 30 ans \u2013, que MbS doit rallier, en particulier depuis que son clan exerce seul le pouvoir. Bernard Haykel, directeur du Program in Near East Studies \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Princeton, et qui a ses entr\u00e9es aupr\u00e8s des dirigeants saoudiens, souligne, de son c\u00f4t\u00e9, que\u00a0<i>\u00ab\u00a0MbS est convaincu que la jeunesse saoudienne n\u2019est pas motiv\u00e9e par la religion mais par le nationalisme ou le d\u00e9veloppement personnel ou professionnel\u00a0\u00bb<\/i>. Dans cette optique,\u00a0<i>\u00ab\u00a0l\u2019islam sunnite devient une id\u00e9ologie de rassemblement\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0derri\u00e8re le leadership du prince-h\u00e9ritier.<\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-100-pcent\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"preview aligncenter\" title=\"Ibrahim ben Abdel Aziz al-Assaf au G20 de Hambourg, en juillet 2017 \u00a9 Reuters\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2017\/11\/10\/alassaf.jpg?width=728&amp;height=534&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Ibrahim ben Abdel Aziz al-Assaf au G20 de Hambourg, en juillet 2017 \u00a9 Reuters\" \/><em><span class=\"legend\">Ibrahim ben Abdel Aziz al-Assaf au G20 de Hambourg, en juillet 2017 \u00a9 Reuters<\/span><\/em><\/div>\n<p>Dans cette bataille commenc\u00e9e en janvier 2015, tous les proches de l\u2019ancien roi Abdallah\u00a0sont\u00a0l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre renvoy\u00e9s. Le dernier fid\u00e8le mis dehors\u00a0est\u00a0Ibrahim ben Abdel Aziz al-Assaf, ministre des finances\u00a0pendant une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, limog\u00e9 le 1<sup>er<\/sup>d\u00e9cembre 2016, et qui figure lui aussi parmi les personnes arr\u00eat\u00e9es le 4 novembre. Avant lui, il y avait eu l\u2019influent ministre du p\u00e9trole.<\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-50-pcent\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"preview aligncenter\" title=\"Des travailleurs indiens devant les bureaux de Saudi Oger \u00e0 Riyad, le 3 ao\u00fbt 2016 \u00a9 Reuters\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2016\/08\/05\/saudioger.jpg?width=149&amp;height=215&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Des travailleurs indiens devant les bureaux de Saudi Oger \u00e0 Riyad, le 3 ao\u00fbt 2016 \u00a9 Reuters\" \/><em><span class=\"legend\">Des travailleurs indiens devant les bureaux de Saudi Oger \u00e0 Riyad, le 3 ao\u00fbt 2016 \u00a9 Reuters<\/span><\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<p>Mohammed ben Salmane s\u2019attaque ensuite \u00e0 deux immenses soci\u00e9t\u00e9s qui, \u00e0 ses yeux, ont permis de blanchir l\u2019argent des ph\u00e9nom\u00e9naux d\u00e9tournements. La premi\u00e8re, c\u2019est Saudi Ben Laden Group. Elle est pr\u00e9sid\u00e9e par Baqr ben Laden (le demi-fr\u00e8re d\u2019Oussama),\u00a0lui aussi arr\u00eat\u00e9 le 4 novembre. Un tragique \u00e9v\u00e9nement va lui permettre de l\u2019affaiblir\u00a0: la chute d\u2019une grue, le 11 septembre 2015, sur le chantier d\u2019agrandissement de La Mecque, qui tue 107 personnes et en blesse environ 400. La seconde soci\u00e9t\u00e9, c\u2019est Saudi Oger, un v\u00e9ritable empire dans le domaine du BTP et la propri\u00e9t\u00e9 exclusive de la famille Hariri\u00a0\u2013 Saad est le pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration. En juin 2017, la soci\u00e9t\u00e9 se trouve en situation de faillite, oblig\u00e9e de licencier la quasi-totalit\u00e9 de ses 56\u00a0000 employ\u00e9es, sans indemnit\u00e9s et avec de nombreux arri\u00e9r\u00e9s de salaires, avant de fermer d\u00e9finitivement ses portes, le 31 juillet 2017.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"page-pane\">\n<h2 class=\"h4\">Pour quelques milliards de dollars<\/h2>\n<p>Or, si la soci\u00e9t\u00e9 Saudi Oger est effectivement tr\u00e8s endett\u00e9e \u2013 de l\u2019ordre de 4,5 milliards de dollars \u2013, elle est aussi d\u00e9tentrice de cr\u00e9ances du royaume pour un montant largement sup\u00e9rieur \u2013 7 ou 8 milliards de dollars. Mais le r\u00e9gime refuse de lui verser cette somme qui lui est due, y compris \u00e0 la veille de sa faillite. Avec la disparition de cette soci\u00e9t\u00e9,\u00a0<i>\u00ab\u00a0Hariri va perdre sa valeur d\u2019achat\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0aux yeux du prince-h\u00e9ritier, explique\u00a0Lokman Slim, d\u2019autant que ses protecteurs, alli\u00e9s et clients faisaient tous partie du clan qui a mordu la poussi\u00e8re, celui du roi Abdallah, dont son p\u00e8re Rafic, assassin\u00e9 en f\u00e9vrier 2005 par le Hezbollah, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s proche.<\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0Puisqu\u2019il ne reste quasiment que le clan Salmane, MbS n\u2019a pas de probl\u00e8me pour instrumentaliser un Hariri qui est d\u00e9mon\u00e9tis\u00e9, et qu\u2019il peut projeter dans sa confrontation avec l\u2019Iran. On peut dire qu\u2019il l\u2019a transform\u00e9 en candidat suicide involontaire\u00a0\u00bb<\/i>, analyse Lokman Slim. Hariri est d\u2019autant plus en difficult\u00e9 qu\u2019il a la nationalit\u00e9 saoudienne et que les faillites dans le royaume sont consid\u00e9r\u00e9es comme des d\u00e9lits tr\u00e8s graves, passibles de peines de prison. <strong>\u00c0 Riyad, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 entendu par la commission d\u2019enqu\u00eate sur la corruption, il a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 averti qu\u2019il serait trait\u00e9\u00a0comme t\u00e9moin dans une enqu\u00eate en tant que citoyen saoudien, et non pas en tant que chef du gouvernement libanais.<\/strong><\/p>\n<div class=\"media media-align-left media-image format-100-pcent\" style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" class=\"preview aligncenter\" title=\"Le prince h\u00e9ritier Mohammed ben Salman, \u00e0 Riyad, le 24 octobre 2017 \u00a9 Reuters\" src=\"https:\/\/static.mediapart.fr\/etmagine\/default\/files\/2017\/11\/10\/bensalmane.jpg?width=728&amp;height=486&amp;width_format=pixel&amp;height_format=pixel\" alt=\"Le prince h\u00e9ritier Mohammed ben Salman, \u00e0 Riyad, le 24 octobre 2017 \u00a9 Reuters\" \/><em><span class=\"legend\">Le prince h\u00e9ritier Mohammed ben Salman, \u00e0 Riyad, le 24 octobre 2017 \u00a9 Reuters<\/span><\/em><\/div>\n<p>Mais faut-il croire cette autre histoire qui circule dans certains cercles tr\u00e8s ferm\u00e9s du royaume, celle d\u2019un Saad Hariri oblig\u00e9 aussi de livrer, sous la pression de MbS, les noms de tous ceux du clan Abdallah avec\u00a0qui il a \u00e9t\u00e9 en affaires\u00a0? <strong>Car le premier ministre libanais avait pour ces derniers des atouts non n\u00e9gligeables\u00a0: il poss\u00e8de en effet une banque au Liban, la MED, consid\u00e9r\u00e9e dans les milieux bancaires comme\u00a0<\/strong><i><strong>\u00ab\u00a0un instrument des transferts occultes dans la r\u00e9gion\u00a0\u00bb<\/strong>.<\/i>\u00a0<strong>Ce qui est certain, c\u2019est que Saad Hariri avait \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 il y a plusieurs mois sur ses liens avec Khaled al-Tuwajiri, l\u2019homme qui dirigeait la cour royale sous Abdallah. Pour le reste, affirme la personnalit\u00e9 libanaise qui a ses entr\u00e9es dans la famille royale,\u00a0<i>\u00ab\u00a0les pressions du nouveau pouvoir saoudien ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s fortes et longues. Il a bien r\u00e9sist\u00e9 mais il a fini par c\u00e9der\u00a0et donner les noms\u00a0\u00bb<\/i>.<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.mediapart.fr\/journal\/international\/101117\/comment-hariri-s-est-retrouve-piege-en-arabie-saoudite?utm_source=article_offert&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=TRANSAC&amp;utm_content=&amp;utm_term=&amp;xts=&amp;xtor=EPR-1013-%5Barticle-offert%5D&amp;xtloc=&amp;url=&amp;M_BT=266435765478\">MEDIAPART<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la purge du 4 novembre, le prince h\u00e9ritier Mohammed ben Salmane esp\u00e8re remettre la main sur une centaine de milliards de dollars d\u00e9tourn\u00e9s par le clan Abdallah. De l\u2019argent\u00a0dont une partie aurait \u00e9t\u00e9 blanchie par la soci\u00e9t\u00e9 Saudi Oger, d\u00e9tenue par Saad Hariri. 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