{"id":16774,"date":"2016-12-27T23:49:46","date_gmt":"2016-12-27T22:49:46","guid":{"rendered":"http:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=16774"},"modified":"2017-04-05T16:20:00","modified_gmt":"2017-04-05T15:20:00","slug":"la-politique-turque-nest-ni-ottomane-ni-islamiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/la-politique-turque-nest-ni-ottomane-ni-islamiste\/","title":{"rendered":"La politique turque n\u2019est ni ottomane ni islamiste"},"content":{"rendered":"<header class=\"entry-header\">\n<h3 class=\"entry-title font-headlines\">L\u2019assassin de Andre\u00ef Karlov, l\u2019ambassadeur russe \u00e0 Ankara \u2013\u00a0il a \u00e9t\u00e9 abattu d\u2019une balle dans le dos, le lundi 19 d\u00e9cembre\u00a0\u2013, quelle que soit son \u00e9ventuelle affiliation politique, a fait \u00e9clater au grand jour la profonde contradiction de la politique \u00e9trang\u00e8re du pr\u00e9sident turc, Recep Tayyip Erdogan.<\/h3>\n<\/header>\n<div class=\"entry-content\">\n<p>Comment se fait-il que <strong>le nouveau \u00ab\u00a0sultan<\/strong>\u00a0<strong>\u00bb<\/strong>, jusqu\u2019\u00e0 il y a peu de temps champion de l\u2019islam sunnite, tant sur le plan int\u00e9rieur que sur le plan ext\u00e9rieur, <strong>se soit fait l\u2019alli\u00e9 docile d\u2019une coalition russo-iranienne<\/strong> qui, par id\u00e9ologie ou par nationalisme, s\u2019est proclam\u00e9e championne de la cause chiite <strong>au d\u00e9triment d\u2019un sunnisme arabe<\/strong> d\u00e9j\u00e0 fort mal en point\u00a0?<\/p>\n<p>En fait, la Turquie d\u2019Erdogan, apr\u00e8s le lent abandon du mod\u00e8le k\u00e9maliste qui misait tout sur le lien avec l\u2019Europe et avec l\u2019Alliance Atlantique (OTAN), n\u2019a jamais r\u00e9ussi \u00e0\u00a0d\u00e9finir une politique \u00e9trang\u00e8re stable et coh\u00e9rente.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident turc n\u2019a pas cess\u00e9 de pousser la candidature de son pays \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne (UE), tout en cherchant \u00e0 en faire la grande puissance r\u00e9gionale. Mais quelle \u00ab\u00a0r\u00e9gion\u00a0\u00bb et sur quelle base\u00a0?<\/p>\n<h3 class=\"font-headlines\"><strong>Qu\u00eate d\u2019influence<\/strong><\/h3>\n<p>Sous la direction d\u2019Ahmet Davutoglu (ministre des affaires \u00e9trang\u00e8re de 2009 \u00e0\u00a02014), la diplomatie turque s\u2019\u00e9tait d\u00e9ploy\u00e9e tous azimuts vers le Caucase, les Balkans et les pays arabes, dans l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er un espace d\u2019influence avec \u00ab\u00a0z\u00e9ro ennemi\u00a0\u00bb (d\u2019o\u00f9 les tentatives de rapprochement avec l\u2019Arm\u00e9nie, voire avec la Serbie, et les relations \u00e9troites avec le Kurdistan irakien).<\/p>\n<p>Cet espace \u00e9tait celui de l\u2019ancien empire ottoman, et cette qu\u00eate d\u2019influence impliquait m\u00e9caniquement le retour de l\u2019ancienne rivalit\u00e9 avec l\u2019Iran, en Azerba\u00efdjan et en Arm\u00e9nie en particulier, ainsi que des tensions avec la Russie, qui voyait d\u2019un mauvais \u0153il Ankara empi\u00e9ter sur l\u2019espace post-sovi\u00e9tique.<\/p>\n<p>Les empires ne meurent pas comme \u00e7a. Cette politique d\u2019influence en direction des Etats \u00e9tait appuy\u00e9e au niveau des soci\u00e9t\u00e9s par une perc\u00e9e remarquable des entreprises turques (surtout les PME), par l\u2019extension du r\u00e9seau des \u00e9coles G\u00fclen (implant\u00e9es de l\u2019Albanie \u00e0\u00a0l\u2019Azerba\u00efdjan en passant par la tr\u00e8s chr\u00e9tienne G\u00e9orgie), et, pour les pays musulmans, par une offre de formation des clerg\u00e9s locaux sous l\u2019\u00e9gide du Diyanet, la direction officielle des affaires religieuses d\u00e9pendant du premier ministre turc.<\/p>\n<p><strong>Cette synergie fut tr\u00e8s efficace durant quelques ann\u00e9es, mais la politique de \u00ab\u00a0bon voisinage\u00a0\u00bb a vol\u00e9 en \u00e9clats avec le printemps arabe (2011) et, surtout, avec l\u2019insurrection en Syrie.<\/strong><\/p>\n<p>En novembre\u00a02011, la Turquie a quasiment d\u00e9clar\u00e9 la guerre au r\u00e9gime de Bachar Al-Assad et a soutenu l\u2019opposition sunnite. Au m\u00eame moment, la victoire des islamistes aux \u00e9lections tunisiennes et \u00e9gyptiennes a permis \u00e0 l\u2019AKP, au pouvoir en Turquie, de se pr\u00e9senter comme le \u00ab\u00a0grand fr\u00e8re\u00a0\u00bb des Fr\u00e8res musulmans de tout poil, qui ont, ici et l\u00e0, baptis\u00e9 leurs nouvelles formations politiques avec les termes de \u00ab\u00a0justice\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0d\u00e9veloppement\u00a0\u00bb, comme l\u2019AKP.<\/p>\n<p>La Turquie passe alors d\u2019une \u00ab\u00a0politique de voisinage\u00a0\u00bb \u00e0 une grande strat\u00e9gie moyen-orientale, et surtout arabe. Erdogan s\u2019est fait le champion de la cause arabe sunnite, de Gaza jusqu\u2019\u00e0 Alep, d\u2019autant que l\u2019\u00e9pisode de la flottille de Gaza, en mai\u00a02010, avait d\u00e9bouch\u00e9 sur la remise en cause de l\u2019alliance traditionnelle avec Isra\u00ebl.<\/p>\n<h3 class=\"font-headlines\"><strong>Champion du sunnisme<\/strong><\/h3>\n<p>Ce positionnement de la Turquie comme championne du sunnisme \u00e9tait parfaitement en phase avec la politique int\u00e9rieure turque, qui, sous l\u2019AKP, a remis l\u2019islam sunnite au c\u0153ur de l\u2019identit\u00e9 nationale, au d\u00e9triment de l\u2019appartenance ethnique.<\/p>\n<p>Le gouvernement s\u2019est ouvert au \u00ab\u00a0fait culturel\u00a0\u00bb kurde (usage de la langue) mettant l\u2019accent sur la commune appartenance religieuse\u00a0; il a \u00e9t\u00e9 nettement plus favorable aux minorit\u00e9s chr\u00e9tiennes que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs k\u00e9malistes \u2013\u00a0restitution des terres au monast\u00e8re Mor Gabriel, suppression de la mention religion sur les cartes d\u2019identit\u00e9, autorisation de l\u2019usage public des langues liturgiques, etc. Mais il a refus\u00e9 toute reconnaissance aux al\u00e9vis (minorit\u00e9 religieuse proche des\u00a0musulmans, donc obligatoirement sunnites). On a pu alors parler de \u00ab\u00a0n\u00e9o-ottomanisme\u00a0\u00bb, voire d\u2019une politique \u00ab\u00a0islamiste\u00a0\u00bb, men\u00e9e par un pr\u00e9sident qui se r\u00eaverait en nouveau sultan.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me est que l\u2019alliance soudaine avec l\u2019Iran et la Russie contredit \u00e0 la fois la r\u00e9f\u00e9rence ottomane et la r\u00e9f\u00e9rence islamiste. Les Ottomans ont toujours eu des rapports tendus avec les Iraniens et les Russes, et ils ont toujours jou\u00e9 sur la mobilisation sunnite pour d\u00e9fendre l\u2019empire de la Crim\u00e9e \u00e0 la Libye (ce n\u2019est pas par hasard si c\u2019est en\u00a01517 que le sultan S\u00e9lim reprend le titre de calife, tomb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9tude, car c\u2019est le moment o\u00f9 le chiisme devient la religion d\u2019Etat de la Perse ennemie).<\/p>\n<p>Enfin, un des paradoxes de la r\u00e9action brutale qui a suivi le coup d\u2019Etat manqu\u00e9 du 15\u00a0juillet 2016 est que le gouvernement turc a organis\u00e9 lui-m\u00eame le d\u00e9mant\u00e8lement des r\u00e9seaux G\u00fclen \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, \u00e9coles, associations, mosqu\u00e9es mais aussi PME, qui assuraient de fait une influence culturelle et \u00e9conomique turque qui ne co\u00fbtait rien \u00e0 l\u2019Etat, et qui souvent n\u2019\u00e9taient que lointainement associ\u00e9s \u00e0 la confr\u00e9rie.<\/p>\n<p>Mais surtout tr\u00e8s logiquement, le ralliement d\u2019Ankara \u00e0 l\u2019axe T\u00e9h\u00e9ran-Damas-Moscou entra\u00eene la fin du soutien (ou un soutien plus faible) aux sunnites syriens, avec pour cons\u00e9quence la chute d\u2019Alep que seule la Turquie aurait pu sanctuariser (Barack Obama y\u00a0avait renonc\u00e9 depuis longtemps et les Europ\u00e9ens n\u2019en ont ni la volont\u00e9 ni les moyens).<\/p>\n<p>Il va aussi de pair avec un rapprochement avec Isra\u00ebl. Bref, Ankara abandonne les sunnites arabes et, en particulier, les Fr\u00e8res musulmans. Il n\u2019y a plus rien d\u2019islamiste dans la politique \u00e9trang\u00e8re de la Turquie.<\/p>\n<h3 class=\"font-headlines\"><strong>L\u2019irr\u00e9dentisme kurde<\/strong><\/h3>\n<p>Pourquoi un tel revirement\u00a0? Il faut prendre en compte un ensemble complexe de raisons. D\u2019abord, la carte Fr\u00e8res musulmans a \u00e9chou\u00e9\u00a0: en Tunisie (et dans le reste du Maghreb), ils se sont fondus dans le paysage national et n\u2019ont pas besoin de parrain turc. En Egypte, la r\u00e9pression les a chass\u00e9s au moins provisoirement du champ politique.<\/p>\n<p>Mais surtout, l\u2019obsession du gouvernement turc est de nouveau l\u2019irr\u00e9dentisme kurde. La guerre en Syrie a permis aux Kurdes syriens (dont il faut rappeler que plus d\u2019un million d\u2019entre eux n\u2019avaient aucune existence l\u00e9gale aux yeux de l\u2019Etat syrien) de devenir une des principales forces militaires et politiques de Syrie avec le soutien am\u00e9ricain.<\/p>\n<p>Or, le parti dominant, le PYD, n\u2019est qu\u2019une \u00e9manation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a cru, \u00e0 tort sans doute, que la crise syrienne \u00e9tait une opportunit\u00e9 de reprendre les armes en Turquie, alors que l\u2019AKP s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 dans un processus chaotique de n\u00e9gociations.<\/p>\n<p>La reprise des hostilit\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la Turquie a \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec militaire et sans doute politique pour le PKK, qui a, en vain, tent\u00e9 de cr\u00e9er des zones urbaines lib\u00e9r\u00e9es, sans obtenir de mobilisation populaire.<\/p>\n<p>Mais le mal est fait, et la r\u00e9pression s\u2019abat sur l\u2019aile politique du mouvement kurde, le DHP, qui n\u2019a pas su convaincre de son ind\u00e9pendance par rapport au PKK. La reprise des attentats contre l\u2019appareil d\u2019Etat turc ne peut que nourrir l\u2019escalade en Turquie.<\/p>\n<p>Enfin, la victoire kurde de Koban\u00e9, en\u00a02015, a marqu\u00e9 un tournant pour Ankara.<\/p>\n<h3 class=\"font-headlines\"><strong>Parano\u00efa anti-am\u00e9ricaine<\/strong><\/h3>\n<p>M\u00eame si la tension avec Moscou a culmin\u00e9 en novembre\u00a02015 avec la destruction d\u2019un avion militaire russe par l\u2019aviation turque \u2013\u00a0attaque attribu\u00e9e aujourd\u2019hui \u00e0 des\u2026 pilotes g\u00fclenistes\u00a0!\u00a0\u2013, les conditions du retournement d\u2019Ankara \u00e9taient en place.<\/p>\n<p>Le coup d\u2019Etat de juillet\u00a02016 a jou\u00e9 un r\u00f4le d\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur, m\u00eame s\u2019il reste bien des zones d\u2019ombre. D\u2019un seul point de vue technique, la formidable \u00e9puration de l\u2019arm\u00e9e (surtout les armes \u00ab\u00a0techniques\u00a0\u00bb comme l\u2019aviation) et de l\u2019appareil s\u00e9curitaire rend l\u2019arm\u00e9e turque incapable de jouer un r\u00f4le d\u00e9cisif dans la Syrie du nord, et surtout pas face \u00e0 la coalition russo-iranienne (qu\u2019on pense \u00e0 la faiblesse de l\u2019Arm\u00e9e rouge d\u00e9capit\u00e9e par les purges de 1937 face \u00e0 la petite Finlande en\u00a01939).<\/p>\n<p>On peut aussi \u00e9voquer une parano\u00efa anti-am\u00e9ricaine o\u00f9 Barack Obama se voit accuser de soutenir Fethullah G\u00fclen, l\u2019inspirateur du mouvement G\u00fclen \u2013\u00a0exil\u00e9 aux Etats-Unis depuis 1999\u00a0\u2013 et les Kurdes, c\u2019est-\u00e0-dire les deux ennemis mortels aux yeux d\u2019Erdogan. On peut enfin tout simplement attribuer le revirement brutal \u00e0 un cynisme strat\u00e9gique, o\u00f9 l\u2019on revient \u00e0\u00a0une bonne vieille <em>realpolitik<\/em>.<\/p>\n<p>Mais dans tous les cas, d\u2019un seul coup, la Turquie abandonne \u00e0 leur sort les r\u00e9volt\u00e9s arabes sunnites syriens qu\u2019on avait pourtant utilis\u00e9s pour emp\u00eacher les Kurdes syriens d\u2019occuper le terrain, et surtout on laisse Alep, ville ottomane s\u2019il en f\u00fbt, se faire d\u00e9truire par l\u2019aviation russe et les troupes chiites. C\u2019est bien et le r\u00eave n\u00e9o-ottoman et la solidarit\u00e9 sunnite qui sont morts \u00e0 Alep.<\/p>\n<p>C\u2019est cela que l\u2019assassin de l\u2019ambassadeur russe est venu rappeler, m\u00eame s\u2019il s\u2019est bien gard\u00e9 de mettre en cause Erdogan. Et cet abandon de ce qui constituait largement l\u2019imaginaire du r\u00e9gime doit r\u00e9sonner aussi parmi les militants du parti ou m\u00eame, et surtout, parmi l\u2019\u00e9lecteur moyen de l\u2019AKP. Certes, beaucoup ren\u00e2claient devant l\u2019accueil des r\u00e9fugi\u00e9s syriens (qui portent sur des millions de personnes en Turquie), et beaucoup auraient h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 mourir pour Alep.<\/p>\n<p>On savait aussi qu\u2019il n\u2019y a pas de diplomatie \u00ab\u00a0islamiste\u00a0\u00bb et que la r\u00e9f\u00e9rence aux int\u00e9r\u00eats nationaux pour rejeter l\u2019aventure ext\u00e9rieure aurait certainement \u00e9t\u00e9 comprise. Mais \u00e9carter d\u2019un revers de main la solidarit\u00e9 islamique et l\u2019h\u00e9ritage ottoman porte un coup \u00e0 l\u2019image du sultan et laisse ouverte la question de la red\u00e9finition du r\u00f4le de la Turquie dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p><em><strong>Olivier Roy<\/strong>, directeur de recherche au CNRS et professeur \u00e0 l\u2019Institut europ\u00e9en de Florence. Il a notamment publi\u00e9 \u00ab\u00a0En qu\u00eate de l\u2019Orient perdu\u00a0\u00bb (Seuil, 2014) et \u00ab\u00a0Le Djihad et la mort\u00a0\u00bb (Seuil, 2016).<\/em><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019assassin de Andre\u00ef Karlov, l\u2019ambassadeur russe \u00e0 Ankara \u2013\u00a0il a \u00e9t\u00e9 abattu d\u2019une balle dans le dos, le lundi 19 d\u00e9cembre\u00a0\u2013, quelle que soit son \u00e9ventuelle affiliation politique, a fait \u00e9clater au grand jour la profonde contradiction de la politique \u00e9trang\u00e8re du pr\u00e9sident turc, Recep Tayyip Erdogan. 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