{"id":139464,"date":"2014-05-15T08:50:02","date_gmt":"2014-05-15T07:50:02","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/syrie-comment-organiser-une-election-presidentielle-democratique-jouee-davance-4-4\/"},"modified":"2024-01-23T13:42:46","modified_gmt":"2024-01-23T12:42:46","slug":"syrie-comment-organiser-une-election-presidentielle-democratique-jouee-davance-4-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/syrie-comment-organiser-une-election-presidentielle-democratique-jouee-davance-4-4\/","title":{"rendered":"Syrie. Comment organiser une \u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u00e9mocratique jou\u00e9e d\u2019avance ? (4\/4)"},"content":{"rendered":"<p><em>Votez pour Monsieur le Pr\u00e9sident<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>*<\/p>\n<p>Les trois coups annon\u00e7ant le d\u00e9but du quatri\u00e8me et dernier acte seront le signal, pour les Syriens, qu&rsquo;il est temps pour eux de se rendre aux urnes. Du moins pour certains d&rsquo;entre eux, puisque, sans craindre les contradictions, le r\u00e9gime s&#8217;emploie ici \u00e0 inciter les \u00e9lecteurs \u00e0 faire leur devoir, tout en prenant les dispositions n\u00e9cessaires ailleurs, pour tenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart de ce qu&rsquo;il pr\u00e9sente comme une grande \u00ab\u00a0noce d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb, une partie notable des Syriens, ceux dont il peut l\u00e9gitimement redouter qu&rsquo;ils se prononcent, s&rsquo;ils en ont l&rsquo;opportunit\u00e9, contre le vainqueur attendu.<\/p>\n<p>Alors que la Loi \u00e9lectorale promulgu\u00e9e le 24 mars 2014 stipule, dans son article 67, alin\u00e9a 1, que \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9lecteur satisfait \u00e0 son devoir \u00e9lectoral sur la base de sa carte d&rsquo;identit\u00e9 personnelle\u00a0\u00bb, le pr\u00e9sident du Haut Comit\u00e9 \u00e9lectoral, Hicham Cha\u00a0\u00bbar a pr\u00e9cis\u00e9, le 29 avril, que les \u00e9lecteurs r\u00e9sidant ou de passage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger devront \u00e9galement pr\u00e9senter leur passeport avec le tampon attestant qu&rsquo;ils sont sortis de leur pays de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re. Cette disposition \u00e9carte de facto, d&rsquo;une mani\u00e8re anticonstitutionnelle et discriminatoire, les Syriens en \u00e2ge de voter qui figurent parmi les quelque 3 millions de r\u00e9fugi\u00e9s dans les pays voisins.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;ils ont fui en direction de la Turquie, du Liban et de la Jordanie, et pour certains au-del\u00e0, franchissant clandestinement les fronti\u00e8res pour \u00e9chapper \u00e0 la mort, ils n&rsquo;ont naturellement pas fait tamponner ce document. Une grande partie d&rsquo;entre eux n&rsquo;en avaient d&rsquo;ailleurs pas ou n&rsquo;en jamais dispos\u00e9 du tout, leurs moyens ne leur permettant pas de r\u00eaver d&rsquo;un d\u00e9placement \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. D&rsquo;autres encore s&rsquo;\u00e9taient abstenus de le r\u00e9clamer aux autorit\u00e9s de leur pays : leur inscription sur la liste des personnes recherch\u00e9es aurait imm\u00e9diatement attir\u00e9 sur eux l&rsquo;attention des services de renseignements charg\u00e9s de veiller \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 du r\u00e9gime en Syrie.<\/p>\n<p>Celui-ci a invit\u00e9 les r\u00e9fugi\u00e9s qui voudraient participer \u00e0 la consultation \u00e0 rentrer dans leur pays. Mais cette annonce est de pure forme. Elle ne constitue en rien une incitation au retour. Il est \u00e9vident que Bachar al-Assad ne tient absolument pas \u00e0 voir ces \u00e9lecteurs prendre part au scrutin, alors m\u00eame que le contr\u00f4le exerc\u00e9 sur les proc\u00e9dures de vote et de d\u00e9pouillement permet d&rsquo;exclure \u00e0 l&rsquo;avance tout d\u00e9nouement non conforme au texte de la pi\u00e8ce. Dans le cas contraire, il lui aurait \u00e9t\u00e9 possible, avec la collaboration d&rsquo;une grande ONG internationale et\/ou d&rsquo;une agence de l&rsquo;ONU, d&rsquo;ouvrir des bureaux de vote au moins dans les camps et centres de r\u00e9fugi\u00e9s.<\/p>\n<p>===<\/p>\n<p>Cette \u00e9lection sera \u00e9galement contraire \u00e0 la Constitution de f\u00e9vrier 2012, qui rappelle dans sa 2\u00e8me partie consacr\u00e9e aux droits, aux libert\u00e9s et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de droit, que \u00ab\u00a0les citoyens sont \u00e9gaux en droits et en devoirs\u00a0\u00bb (chap. 1, art. 33, ali\u00e9na 3) et qui pr\u00e9cise que figure parmi ces droits \u00ab\u00a0le droit de participer \u00e0 la vie politique\u00a0\u00bb (art. 34). Or, pour les raisons que tout le monde conna\u00eet, le pouvoir sera dans l&rsquo;incapacit\u00e9 d&rsquo;ouvrir des bureaux de vote dans une large partie du territoire de la Syrie, interdisant \u00e0 ses habitants d&rsquo;exercer leur droit.<\/p>\n<p>Pass\u00e9es sous le contr\u00f4le des forces de la contestation, ces zones refusent de se pr\u00eater \u00e0 ce qu&rsquo;elles consid\u00e8rent comme une parodie de d\u00e9mocratie et continuent d&rsquo;exiger, dans le meilleur des cas, une solution politique. Conform\u00e9ment aux principes des Accords de Gen\u00e8ve du 30 juin 2012, rappel\u00e9s le 27 septembre 2013 par la r\u00e9solution 2118 du Conseil de S\u00e9curit\u00e9, celle-ci passe par \u00ab\u00a0la mise en place d&rsquo;un gouvernement transitoire d&rsquo;union nationale dot\u00e9 des pleins pouvoirs\u00a0\u00bb qui implique le retrait de la personne de Bachar al-Assad de la vie politique. Dans ces conditions, une \u00e9lection pr\u00e9sidentielle en g\u00e9n\u00e9ral, et la r\u00e9\u00e9lection de l&rsquo;actuel pr\u00e9sident en particulier, ne sont pas \u00e0 l&rsquo;ordre du jour. Elles constituent m\u00eame une provocation et une entrave \u00e0 la poursuite de toute solution n\u00e9goci\u00e9e. Plus que jamais, lorsqu&rsquo;il sera r\u00e9\u00e9lu, Bachar al-Assad apparaitra comme le chef d&rsquo;une faction et non comme celui du peuple syrien, qu&rsquo;il contribuera au contraire \u00e0 diviser davantage.<\/p>\n<p>===<\/p>\n<p>Dans les zones \u00ab\u00a0mixtes\u00a0\u00bb, les villes ou les quartiers dont le pouvoir en place et les forces de la r\u00e9volution et de l&rsquo;opposition se disputent encore le contr\u00f4le, le r\u00e9gime sera tent\u00e9 d&rsquo;installer des bureaux de vote comme si de rien n&rsquo;\u00e9tait. Il n&rsquo;ignore pas les menaces qui p\u00e8seront sur eux dans ces r\u00e9gions en guerre et les risques auxquels il exposera les \u00e9lecteurs qui oseront s&rsquo;y rendre. Mais ils auront le gros avantage de lui permettre de se livrer loin des regards aux tripatouillages et au bourrage des urnes dont il vient de limiter la possibilit\u00e9 ailleurs en annon\u00e7ant qu&rsquo;il accueillerait volontiers en tant qu&rsquo;observateurs des repr\u00e9sentants des \u00ab\u00a0pays amis du r\u00e9gime syrien\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il attend de ces observateurs qu&rsquo;ils lui fournissent le brevet de d\u00e9mocratie dont il a besoin pour faire croire aux Syriens que ce sont eux qui l&rsquo;auront \u00e9lu et que, comme il s&rsquo;y est engag\u00e9, la consultation aura \u00e9t\u00e9 impartiale et la proc\u00e9dure \u00ab\u00a0honn\u00eate et transparente\u00a0\u00bb. Mais ils devront \u00e9viter de faire du z\u00e8le et d&rsquo;exiger de pouvoir se rendre \u00e0 l&rsquo;improviste dans des centres de vote non d\u00e9termin\u00e9s d&rsquo;un commun accord \u00e0 l&rsquo;avance. Pour pr\u00e9venir une telle issue, il arguera de l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;assurer la protection de ces d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s et il s&#8217;emploiera, comme il l&rsquo;a fait nagu\u00e8re en 2012, avec les observateurs de la Ligue des Etats arabes, les contr\u00f4leurs de l&rsquo;ONU et les journalistes \u00e9trangers, \u00e0 entraver par les pressions, le chantage et les menaces physiques, l&rsquo;acc\u00e8s aux lieux de leur choix, pour focaliser leur attention sur quelques bureaux t\u00e9moins soigneusement s\u00e9lectionn\u00e9s. Et gare \u00e0 ceux qui, imbus de leur mission, s&rsquo;aviseront de passer outre \u00e0 ses mises en garde. Tout \u00ab\u00a0amis du r\u00e9gime syrien\u00a0\u00bb qu&rsquo;ils soient, ils pourraient conna\u00eetre le sort du journaliste fran\u00e7ais Gilles Jacquier, autoris\u00e9 \u00e0 entrer en Syrie mais pris pour cible et assassin\u00e9 \u00e0 Homs pour servir de le\u00e7on \u00e0 l&rsquo;ensemble de la profession, qu&rsquo;il fallait dissuader de venir dans un pays qui ne voulait pas d&rsquo;eux\u2026 m\u00eame en r\u00e9ponse \u00e0 une invitation, pour pouvoir continuer \u00e0 assassiner sans t\u00e9moin.<\/p>\n<p>===<\/p>\n<p>En revanche, tout est fait d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent, dans les gouvernorats sous contr\u00f4le du gouvernement, pour persuader les \u00ab\u00a0bons citoyens\u00a0\u00bb d&rsquo;aller voter.<\/p>\n<p>Pour faciliter l&rsquo;\u00e9lection du nouveau pr\u00e9sident &#8211; c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9\u00e9lection de Bachar al-Assad &#8211; la loi \u00e9lectorale du 24 mars 2014 vient de stipuler, dans son art. 59, alin\u00e9a 1, que \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9lecteur a le droit de voter pour l&rsquo;\u00e9lection du pr\u00e9sident de la r\u00e9publique ou les r\u00e9f\u00e9rendums dans n&rsquo;importe quel bureau de vote sur le territoire de la R\u00e9publique arabe syrienne\u00a0\u00bb. Faute de liste, cette proc\u00e9dure emprunt\u00e9e \u00e0 la loi \u00e9lectorale pr\u00e9c\u00e9dente a traditionnellement facilit\u00e9, pour ne pas dire encourag\u00e9, le tourisme \u00e9lectoral. Il voit les \u00e9lecteurs les plus acquis au vainqueur d\u00e9sign\u00e9 faire le tour des bureaux de vote, comme on faisait jadis le tour des cr\u00e8ches dans les \u00e9glises au moment de No\u00ebl, pour d\u00e9poser \u00e0 chaque fois un nouveau bulletin dans l&rsquo;urne.<\/p>\n<p>Outre cette disposition, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 \u00e0 tous les ministres, quelle que soit leur domaine de comp\u00e9tence, de marteler lors de chacune de leurs interventions publiques que les citoyens attach\u00e9s \u00e0 leur pays doivent prendre part au vote. Quitte \u00e0 assortir leurs injonctions de promesses de campagne plus ou moins r\u00e9alistes. La m\u00eame demande a \u00e9t\u00e9 formul\u00e9e aupr\u00e8s des dirigeants de toutes les confessions, en compagnie desquels Bachar al-Assad aura fait campagne au cours de l&rsquo;acte pr\u00e9c\u00e9dent en s&rsquo;exhibant successivement \u00e0 leur c\u00f4t\u00e9. Ils ne doivent pas h\u00e9siter \u00e0 dramatiser la situation en orchestrant le th\u00e8me habituel des risques que feraient planer sur leurs communaut\u00e9s la disparition de l&rsquo;actuel chef de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>===<\/p>\n<p>Comme la Loi \u00e9lectorale le pr\u00e9voit, les deux faire-valoir du vainqueur d\u00e9sign\u00e9 auront le droit d&rsquo;installer des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s dans les bureaux de vote, tout au long de la proc\u00e9dure. Mais, faute de partisans en nombre suffisant, ces d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s ne pourront \u00eatre partout et les fraudes se d\u00e9rouleront de pr\u00e9f\u00e9rence l\u00e0 o\u00f9 ils ne seront pas. Certains de ces observateurs, en r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s \u00e0 l&rsquo;insu des deux candidats par les moukhabarat pour leur apporter leur soutien et donner une derni\u00e8re touche de d\u00e9mocratie \u00e0 l&rsquo;ensemble de l&rsquo;op\u00e9ration, s&rsquo;abstiendront de remarquer quoi que ce soit de suspect. Ceux qui pr\u00e9tendront s&rsquo;opposer au bourrage des urnes seront menac\u00e9s par les agressions physiques et verbales des partisans de Bachar al-Assad, qui supportent encore moins que leur chef de voir des Syriens contester, m\u00eame l\u00e9galement, son autorit\u00e9 et sa permanence \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;Etat.<\/p>\n<p>Bien que les choses soient jou\u00e9es d&rsquo;avance, les partisans de Maher al-Hajjar et Hassan al-Nouri se rendront aux urnes, pour contribuer jusqu&rsquo;au bout \u00e0 la fiction d&rsquo;une \u00e9lection pluraliste et d\u00e9mocratique. En soutenant, les uns par conviction, les autres contre r\u00e9mun\u00e9ration, deux concurrents d\u00e9pourvus de la moindre chance de l&#8217;emporter, ils auront tenu leur r\u00f4le dans une partition pr\u00e9alablement \u00e9crite, destin\u00e9e \u00e0 faire croire que Bachar al-Assad s&rsquo;est converti \u00e0 la d\u00e9mocratie et qu&rsquo;il entend engager la Syrie, avec cette \u00e9lection, dans une nouvelle \u00e8re politique.<\/p>\n<p>===<\/p>\n<p>Mais avant que le rideau ne descende sur la sc\u00e8ne qui aura vu son couronnement, mettant un terme \u00e0 la com\u00e9die, le r\u00e9gime aura d\u00fb r\u00e9pondre \u00e0 deux d\u00e9fis nouveaux pour lui : le taux de participation et le pourcentage des voix obtenues par le vainqueur.<\/p>\n<p>Comme le confirment d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent les interventions des membres du gouvernement et les pr\u00eaches des ministres des diff\u00e9rents cultes, la premi\u00e8re inqui\u00e9tude du r\u00e9gime porte sur le nombre des votants. On le comprend : lors de la pr\u00e9sidentielle de 2007, selon des observateurs non-officiels, seul 15 % du corps \u00e9lectoral avait pris part au vote. Certes, il a aujourd&rsquo;hui les moyens de drainer en masse des menhebbakjis des deux sexes vers les bureaux de vote choisis comme centres-t\u00e9moins, ceux dans lesquels il aura aussi fait si\u00e9ger les observateurs. Mais, m\u00eame en proc\u00e9dant au d\u00e9placement de ses partisans d&rsquo;un bureau de vote \u00e0 l&rsquo;autre, il ne pourra le faire partout. Il est probable aussi que, compte-tenu des circonstances tr\u00e8s particuli\u00e8res de cette consultation et de la dramatisation de l&rsquo;enjeu, certains Syriens seront incit\u00e9s \u00e0 accomplir un devoir \u00e9lectoral qu&rsquo;ils avaient toujours n\u00e9glig\u00e9 jusqu&rsquo;ici. Mais cela pourrait se r\u00e9v\u00e9ler insuffisant pour d\u00e9montrer que Bachar al-Assad b\u00e9n\u00e9ficie du soutien populaire auquel il a attribu\u00e9 sa d\u00e9cision de se porter \u00e0 nouveau candidat. Le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur pourra \u00e9videmment annoncer le nombre de votants qui fera de cette \u00e9lection un pl\u00e9biscite. Mais le r\u00e9gime n&rsquo;ignore pas que, jusque dans les villes et les quartiers cens\u00e9s lui \u00eatre fid\u00e8les, des activistes se feront un malin plaisir de d\u00e9montrer, photos et vid\u00e9os \u00e0 l&rsquo;appui, que la participation ne peut pas avoir atteint, et de loin, celle dont se targueront les autorit\u00e9s au soir de la consultation.<\/p>\n<p>La victoire de Bachar al-Assad n&rsquo;ayant rien \u00e0 voir avec le d\u00e9compte des suffrages exprim\u00e9s, la v\u00e9ritable question pos\u00e9e aux services comp\u00e9tents sera celle de la r\u00e9partition du pourcentage des voix obtenues par le pr\u00e9sident sortant et par ses outsiders. Lors du r\u00e9f\u00e9rendum de 2007, qui ne l&rsquo;opposait \u00e0 personne, Bachar al-Assad avait officiellement obtenu pr\u00e8s de 98 % de OUI. Un tel score n&rsquo;est plus possible aujourd&rsquo;hui. Non pas que parce que ses adversaires seraient en mesure de d\u00e9passer ensemble les 2 %. Mais parce que, pour maintenir jusqu&rsquo;au bout la fiction d&rsquo;une \u00e9lection concurrentielle, il lui faut bien leur conc\u00e9der quelques pour cents suppl\u00e9mentaires. Il doit le faire \u00e0 la fois en \u00e9vitant de leur donner trop de l\u00e9gitimit\u00e9 et en faisant en sorte de confirmer qu&rsquo;il a eu raison de se pr\u00e9senter \u00e0 nouveau, puisqu&rsquo;il reste, comme l&rsquo;indique le vote massif des Syriens en sa faveur, le chef providentiel, le leader inspir\u00e9, et l&rsquo;unique recours face aux menaces planant sur la Syrie, dans lesquelles il estime ne porter aucune responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/syrie.blog.lemonde.fr\/2014\/05\/10\/syrie-comment-organiser-une-election-presidentielle-democratique-jouee-davance-44\/\">Syrieblog<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Votez pour Monsieur le Pr\u00e9sident * Les trois coups annon\u00e7ant le d\u00e9but du quatri\u00e8me et dernier acte seront le signal, pour les Syriens, qu&rsquo;il est temps pour eux de se rendre aux urnes. 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