{"id":139457,"date":"2014-05-14T10:50:13","date_gmt":"2014-05-14T09:50:13","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/kadhafi-est-toujours-la-pour-les-libyens-de-tunis\/"},"modified":"2024-01-23T13:42:45","modified_gmt":"2024-01-23T12:42:45","slug":"kadhafi-est-toujours-la-pour-les-libyens-de-tunis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/kadhafi-est-toujours-la-pour-les-libyens-de-tunis\/","title":{"rendered":"\u00ab Kadhafi est toujours l\u00e0 \u00bb pour les Libyens de Tunis"},"content":{"rendered":"<p><strong>LE MONDE <\/p>\n<p>Par Isabelle Mandraud (Tunis, envoy\u00e9e sp\u00e9ciale)<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Le pendentif d&rsquo;une r\u00e9fugi\u00e9e, qui vit \u00e0 Tunis dans la nostalgie de Kadhafi.<br \/>\nLa ressemblance est troublante. M\u00eames cheveux mi-longs boucl\u00e9s, m\u00eame peau brune, m\u00eame regard plongeant. Et quand il fait claquer son nom d&rsquo;une voix rauque, il n&rsquo;y a plus de doute : \u00ab Saadi Mouammar Kadhafi \u00bb. Install\u00e9 \u00e0 la terrasse d&rsquo;un caf\u00e9 de Tunis, ce parent de l&rsquo;ancien dirigeant libyen, \u00e2g\u00e9 de 39 ans, fait partie des milliers d&rsquo;hommes et de femmes qui ont fui leur pays depuis bient\u00f4t trois ans, transformant la Tunisie en un gigantesque camp de r\u00e9fugi\u00e9s qui ne dit pas son nom.<\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;ai compris que tout \u00e9tait fichu quand Hillary Clinton a d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 Tripoli, le 18 octobre 2011 \u00bb, dit-il sombrement. Deux jours plus tard, lorsque son illustre cousin a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9, Saadi est parti.<\/p>\n<p>Ici, pas de tente, pas d&rsquo;organisation humanitaire. Mais dans plusieurs quartiers de Tunis, ou des villes, comme Hammamet, Sousse, Nabeul, Gab\u00e8s, des immeubles entiers abritent des familles libyennes toujours plus nombreuses dont la situation se d\u00e9grade. Les estimations de leur nombre varient entre 600 000 et un million selon le minist\u00e8re de l&rsquo;int\u00e9rieur tunisien. Si l&rsquo;on ajoute ceux, tr\u00e8s nombreux, install\u00e9s \u00e9galement en Egypte, ils seraient pr\u00e8s de deux millions de Libyens aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des fronti\u00e8res, sur une population totale \u00e9valu\u00e9e \u00e0 un peu plus de six millions d&rsquo;habitants. Un chiffre effarant.<\/p>\n<p><strong>MEMBRES DES TRIBUS DE SYRTE, BANI WALID OU OUERCHFANA<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Cette \u00e9cole \u00e0 Tunis, dans le quartier de Mutuelleville, est financ\u00e9e par Tripoli pour accueillir les enfants de r\u00e9fugi\u00e9s. Le matin, avant de commencer les cours, les \u00e9l\u00e8ves sont cens\u00e9s chanter le nouvel hymne national libyen, ce que beaucoup refusent.<\/p>\n<p>Cinq \u00e9coles ont ouvert cette ann\u00e9e en Tunisie, financ\u00e9es par le gouvernement libyen, qui a pris conscience de l&rsquo;ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne. \u00ab Ces \u00e9coles sont gratuites, et nous essayons d&rsquo;int\u00e9grer le plus d&rsquo;enfants libyens \u00bb, pr\u00e9cise Hicham Fathi Buchaala, attach\u00e9 culturel de l&rsquo;ambassade de Libye \u00e0 Tunis. La t\u00e2che n&rsquo;est pas toujours ais\u00e9e. Dans la jolie petite \u00e9cole du quartier chic de Mutuelleville, \u00e0 Tunis, qui accueille 300 \u00e9l\u00e8ves, beaucoup refusent de chanter le nouvel hymne national et d\u00e9tournent leur regard de la grande banderole qui c\u00e9l\u00e8bre la \u00ab r\u00e9volution du 17 f\u00e9vrier \u00bb 2011.<\/p>\n<p>A une \u00e9crasante majorit\u00e9, les familles r\u00e9fugi\u00e9es sont kadhafistes, membres des tribus de Syrte, Bani Walid ou Ouerchfana, partisanes de l&rsquo;ancien r\u00e9gime. \u00ab Au d\u00e9but, il y a eu beaucoup de bagarres, c&rsquo;\u00e9tait dur, admet Amel Benayed, une enseignante. Il faut r\u00e9apprendre \u00e0 vivre pour un pays et non pour une personne. Mais Kadhafi est toujours l\u00e0. \u00bb<\/p>\n<p>Au domicile de Chahd, il est partout. En m\u00e9daillon autour de son cou, en poster dans le salon, sur l&rsquo;\u00e9cran de la t\u00e9l\u00e9vision allum\u00e9e en permanence sur T\u00e9l\u00e9 verte, une cha\u00eene satellitaire pro-kadhafiste qui diffuse en boucle des sc\u00e8nes de guerre, des images d&rsquo;exactions men\u00e9es par des rebelles, et des extraits de discours de l&rsquo;ancien Guide libyen. Ag\u00e9e de 32 ans, Chahd a fui Tripoli peu de temps apr\u00e8s la chute de la capitale. \u00ab Je ne pensais pas en sortir vivante \u00bb, souffle la jeune femme.<\/p>\n<p><strong>\u00ab CE N&rsquo;EST PAS UNE R\u00c9VOLUTION, C&rsquo;EST UNE DESTRUCTION \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Sur les murs du salon de Chahd, r\u00e9&#381;fugi&#381;\u00e9e depuis le 25 septembre 2011 \u00e0 Tunis, apr\u00e8 s avoir \u00e9t\u00e9 victime de viols &#710; \u00e0 Tripoli par des rebelles, une photo de Mouammar Kadhafi surmont\u00e9e d&rsquo;un verset du Coran. Sur les murs du salon de Chahd, r\u00e9&#381;fugi&#381;\u00e9e depuis le 25 septembre 2011 \u00e0 Tunis, apr\u00e8 s avoir \u00e9t\u00e9 victime de viols &#710; \u00e0 Tripoli par des rebelles, une photo de Mouammar Kadhafi surmont\u00e9e d&rsquo;un verset du Coran. <\/p>\n<p>De manifestation \u00ab pacifique \u00bb pour le r\u00e9gime, elle avait fini par rejoindre les rangs arm\u00e9s avant d&rsquo;\u00eatre captur\u00e9e par les rebelles le 28 ao\u00fbt 2011. \u00ab J&rsquo;ai pass\u00e9 trois mois dans plusieurs prisons, raconte-t-elle. La premi\u00e8re, Tajoura, a \u00e9t\u00e9 la pire \u00bb.<\/p>\n<p>Viol\u00e9e pendant cinq jours par un chef de milice, elle dit aussi avoir \u00e9t\u00e9 suspendue et frapp\u00e9e avec \u00ab des tuyaux de gaz \u00bb. \u00ab Si le drapeau vert et si Sa\u00eff Al-Islam revient, cela r\u00e9parera peut-\u00eatre un peu les blessures. Sinon, je n&rsquo;ose m\u00eame pas imaginer la haine de ceux qui sont en encore en prison. \u00bb Elle dit \u00ab haine \u00bb et pense \u00ab revanche \u00bb comme beaucoup de ces r\u00e9fugi\u00e9s qui ne reconnaissent pas la nouvelle Libye, \u00ab livr\u00e9e \u00bb, disent-ils, \u00ab aux islamistes et aux terroristes \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Pour nous, ce n&rsquo;est pas une r\u00e9volution, c&rsquo;est une destruction \u00bb, soutient, le regard mauvais, Hamid, ancien enseignant universitaire mais surtout, ex-responsable de la jeunesse dans sa ville d&rsquo;origine dont il veut taire le nom. \u00ab Tout \u00e7a est de la faute de l&rsquo;OTAN et de l&rsquo;Occident, ajoute-t-il. Qu&rsquo;attendent-ils pour faire quelque chose ? J&rsquo;ai renvoy\u00e9 quelques mois mon fils de 9 ans en Libye, maintenant, il conna\u00eet toutes les armes, et la famille est rest\u00e9e clo\u00eetr\u00e9e ! \u00bb Parti en ao\u00fbt 2011, Hamid, 50 ans, a d&rsquo;abord fui vers l&rsquo;Egypte. \u00ab L\u00e0-bas, c&rsquo;est pire qu&rsquo;ici, nous \u00e9tions quatre dans une chambre et certains dorment m\u00eame dans les cimeti\u00e8res. \u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00ab TOUT EST DE LA FAUTE DE SARKOZY \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Dans le salon de Chahd., \u00e0 Tunis, le slogan de l&rsquo;ancien r\u00e9gime : \u00ab\u00a0Dieu, Mouammar et la Libye\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Atef, 32 ans, confirme. \u00ab J&rsquo;ai pass\u00e9 un an et huit mois en Egypte. Mes fr\u00e8res y sont encore, mais c&rsquo;est une catastrophe. \u00bb Originaire de Zenten, il travaillait dans une \u00ab association humanitaire \u00bb avec Sa\u00eff Al-Islam Kadhafi, ses fr\u00e8res \u00e9taient \u00ab haut plac\u00e9s dans des soci\u00e9t\u00e9s \u00bb sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime. Atef affirme avoir pay\u00e9 50 000 dinars tunisiens (environ 23 000 euros) pour passer la fronti\u00e8re tunisienne de Ras Jdir. Il y a cinq mois, il s&rsquo;est r\u00e9sign\u00e9 \u00e0 renvoyer en Libye sa femme et ses trois enfants. \u00ab Je ne parvenais plus \u00e0 les faire vivre, affirme-t-il. Je ne suis pas le seul. Je connais m\u00eame un caf\u00e9 o\u00f9 des Libyennes se prostituent pour survivre. Maintenant, nous, Libyens, nous n&rsquo;avons plus de valeur, quel que soit le pays. Tout est de la faute de Sarkozy. \u00bb<\/p>\n<p>En Tunisie, la pr\u00e9sence massive de Libyens a contribu\u00e9 \u00e0 faire flamber les prix des locations. Sans papiers, sans carte de s\u00e9jour, sans autorisation de travail, leur pr\u00e9sence est seulement tol\u00e9r\u00e9e. \u00ab Depuis trois ans, 1 000 cartes de s\u00e9jour ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9es essentiellement pour des hommes d&rsquo;affaires qui poss\u00e8dent une entreprise \u00bb, avance Mohamed Ali Aroui, porte-parole du minist\u00e8re de l&rsquo;int\u00e9rieur tunisien, qui g\u00e8re les documents relatifs aux \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Et la situation de ces r\u00e9fugi\u00e9s se d\u00e9grade. Si certains poss\u00e8dent encore de substantielles \u00e9conomies, beaucoup, simples fonctionnaires de l&rsquo;ancien r\u00e9gime qui se sont sentis menac\u00e9s par la loi d&rsquo;exclusion politique adopt\u00e9e en Libye, se trouvent aujourd&rsquo;hui en situation d\u00e9licate. Leurs biens ont \u00e9t\u00e9 vendus, pour fuir, ou saisis. Les salaires ne leur ont plus \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s, quand ils n&rsquo;ont pas perdu leur emploi.<\/p>\n<p><strong>\u00ab TOUS NOS BIENS, NOS VOITURES, ILS NOUS ONT TOUT PRIS \u00bb<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Raja, membre de la tribu Ouerchfana, install\u00e9e \u00e0 Tunis depuis le d\u00e9but de la guerre en Libye en 2011. Les r\u00e9fugi\u00e9s libyens en Tunisie repr\u00e9sentent plusieurs centaines de milliers de personnes, majoritairement pro-kadhafistes. <\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;en vois qui commencent \u00e0 mendier sur l&rsquo;avenue Bourguiba , j&rsquo;ai honte \u00bb, rapporte un membre de la tribu des Ouerchfana. Depuis une semaine, il n&rsquo;a pas pay\u00e9 le loyer du deux-pi\u00e8ces qu&rsquo;il occupe au premier \u00e9tage d&rsquo;une petite maison avec sa femme et sa belle-s\u0153ur.<\/p>\n<p> P\u00e8re de quatre enfants de 15, 14, 9 et 6 ans, un ancien policier install\u00e9 \u00e0 Tunis depuis trois ans a vendu tout ce qu&rsquo;il poss\u00e9dait avant de partir. Sa femme, enseignante, avait \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e. Aujourd&rsquo;hui, il s&rsquo;inqui\u00e8te pour le loyer de 1 000 dinars (450 euros) dont il doit s&rsquo;acquitter chaque mois et, plus encore, de son passeport qui arrive bient\u00f4t \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance. \u00ab Je voudrais changer de nationalit\u00e9, m\u00eame tchadienne \u00bb, soupire-t-il.<\/p>\n<p>Abdelmona\u00efm fait partie des derniers arriv\u00e9s, d\u00e9but mai. Originaire de Syrte, membre de la tribu Kadhafi, il est parvenu, \u00e0 l&rsquo;aide de puissants r\u00e9seaux int\u00e9rieurs, et moyennant finance, \u00e0 gagner Tunis. Un \u00ab accompagnateur \u00bb s&rsquo;est occup\u00e9 de lui. \u00ab Il y a deux choses qui sont interdites pour passer les fronti\u00e8res : les mentions \u201cSyrte\u201d et \u201cKadhafi\u201d, assure-t-il, amer. Tous nos biens, nos voitures, ils nous ont tout pris. Ils d\u00e9barquent toutes les semaines pour prendre quelque chose, je n&rsquo;en pouvais plus. \u00bb<\/p>\n<p><strong>SYRTE EST DEVENUE UNE PLACE FORTE D&rsquo;ANSAR AL-CHARIA<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>La ville natale de l&rsquo;ancien dirigeant libyen, devenue aujourd&rsquo;hui une place forte de l&rsquo;organisation islamiste radicale Ansar Al-Charia, qui y a install\u00e9 sa propre t\u00e9l\u00e9vision, est \u00ab un enfer \u00bb, poursuit-il. Lui-m\u00eame en a v\u00e9cu un, quand il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Tripoli et emprisonn\u00e9 deux mois \u00e0 la fin de la guerre. \u00ab Tous les jours, de 17 heures au coucher du soleil, des gamins d\u00e9barquaient avec des fils \u00e9lectriques et nous frappaient. Le soir, c&rsquo;\u00e9tait ceux qui boivent qui arrivaient et ils faisaient tout ce qu&rsquo;ils voulaient. \u00bb<\/p>\n<p>D&rsquo;autres membres de la famille Kadhafi ne se r\u00e9signent pas. L&rsquo;un d&rsquo;eux, qui avait fui par le Niger, comme l&rsquo;un des fils du Guide libyen, Saadi Kadhafi, avant que ce dernier ne soit extrad\u00e9 en mars, est reparti combattre, il y a quatre mois, dans le Sud libyen. A Sebha, dans la r\u00e9gion du Fezzan, de violents affrontements ont effectivement eu lieu en janvier, faisant plusieurs centaines de morts.<\/p>\n<p>\u00ab Des avions qataris nous ont bombard\u00e9s, nous en avons m\u00eame attrap\u00e9 un sur la base militaire de Tamenhant \u00bb, assure cet homme. \u00ab Si d&rsquo;ici deux ans, il ne se passe rien, ajoute-t-il, je retournerai au Niger ou dans le Sahara. L\u00e0-bas, avec les habitants, m\u00eame extr\u00e9mistes, un compromis est possible. Et en trois mois, vous entendez ? En trois mois, on reprendra le pouvoir. \u00bb<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/international\/article\/2014\/05\/13\/kadhafi-est-toujours-la-pour-les-libyens-de-tunis_4415916_3210.html\">Le Monde<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE MONDE Par Isabelle Mandraud (Tunis, envoy\u00e9e sp\u00e9ciale) Le pendentif d&rsquo;une r\u00e9fugi\u00e9e, qui vit \u00e0 Tunis dans la nostalgie de Kadhafi. La ressemblance est troublante. M\u00eames cheveux mi-longs boucl\u00e9s, m\u00eame peau brune, m\u00eame regard plongeant. Et quand il fait claquer son nom d&rsquo;une voix rauque, il n&rsquo;y a plus de doute : \u00ab Saadi Mouammar<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-139457","post","type-post","status-publish","format-standard"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/139457","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=139457"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/139457\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=139457"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=139457"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=139457"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}