{"id":136219,"date":"2013-12-30T09:30:17","date_gmt":"2013-12-30T08:30:17","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/quand-meurt-la-patrie\/"},"modified":"2024-01-23T13:38:43","modified_gmt":"2024-01-23T12:38:43","slug":"quand-meurt-la-patrie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/quand-meurt-la-patrie\/","title":{"rendered":"Quand meurt la patrie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le Liban est-il dans un \u00e9tat d\u2019agonie\u00a0? Est-il d\u00e9j\u00e0 mort\u00a0? L\u2019Histoire retiendra-t-elle que le Liban, en tant qu\u2019entit\u00e9 politique, aura \u00e9t\u00e9 une simple\u00a0parenth\u00e8se historique?<\/strong> Rien n\u2019autorise l\u2019optimisme \u00e0 premi\u00e8re vue. Le pays semble engag\u00e9, de mani\u00e8re inexorable, sur une pente vertigineuse qui pourra le mener \u00e0 la d\u00e9sint\u00e9gration et la disparition. Une perspective aussi sombre impose de se poser la question\u00a0: qu\u2019est ce qui fonde l\u2019unit\u00e9 politique et qu\u2019est ce qui peut la remettre en question\u00a0? <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Enregistr\u00e9e par les services de l\u2019\u00e9tat-civil au titre de \u00ab\u00a0nationalit\u00e9\u00a0\u00bb ( \u0627\u0644\u062c\u0646\u0633\u064a\u0629 ), l\u2019identit\u00e9 politique du citoyen est le reflet virtuel de son nom de famille. Elle rel\u00e8ve d\u2019une histoire et d\u2019un pays. Elle se d\u00e9cline comme une appartenance et un h\u00e9ritage. Elle fonde une l\u00e9gitimit\u00e9, des droits et des devoirs. L\u2019identit\u00e9 politique se transmet comme le bien commun immat\u00e9riel de la Cit\u00e9. Elle est attach\u00e9e \u00e0 l\u2019ordre d\u2019une unit\u00e9 politique et par l\u00e0-m\u00eame au territoire d\u2019un \u00eatre collectif\u00a0\u00bb On na\u00eet Russe, Mexicain, Iranien ou Libanais, marqu\u00e9 par une identit\u00e9 politique, comme une sorte de stigmate. L\u2019universalisme des droits de tout homme n\u2019efface pas cette m\u00e9moire collective et distinctive, propre \u00e0 chaque pays. \u00ab\u00a0Elle se pr\u00e9sente comme une chance, ou un handicap, avec laquelle chacun doit composer. Sa p\u00e9rennit\u00e9 apparente est trompeuse. Cette identification, qui affirme le commun au sein du multiple et de la diversit\u00e9, rel\u00e8ve d\u2019un r\u00e9cit qui ne cesse pas de se r\u00e9\u00e9crire et de se r\u00e9-\u00e9noncer. Tant\u00f4t le r\u00e9cit est emport\u00e9 par l\u2019\u00e2me des particularismes, sous forme d\u2019\u00e9lans patriotiques. Tant\u00f4t, au contraire, le il affirme l\u2019autorit\u00e9 du citoyen voire de l\u2019individu. Dans de nombreux cas, l\u2019identification de la Cit\u00e9 passe par l\u2019entremise d\u2019une communaut\u00e9. Mais, dans tous les cas, l\u2019identit\u00e9 politique implique un type de pouvoir souverain et des institutions qui se projettent sur un territoire\u00a0\u00bb (J. Beauchard).<\/p>\n<p>L\u2019identit\u00e9 politique est inscrite certes, mais elle est sans cesse r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9e\u00a0; ce qui conf\u00e8re une incontestable fragilit\u00e9 \u00e0 l\u2019unit\u00e9 politique. Mais qu\u2019est ce qui fonde cette derni\u00e8re\u00a0? C\u2019est la question centrale de la modernit\u00e9 dans le cadre de la mondialisation. En Orient, et plus particuli\u00e8rement au Liban, la r\u00e9ponse \u00e0 cette interrogation privil\u00e9gie l\u2019appartenance identitaire collective, souvent de nature religieuse ou confessionnelle. L\u2019absence de culture politique (\u062b\u0642\u0627\u0641\u0629 \u0627\u0644\u0645\u062f\u064a\u0646\u0629 \u0627\u0644\u062c\u0627\u0645\u0639\u0629 \u0623\u0648 \u0627\u0644\u062d\u0627\u0636\u0631\u0629) fait que la plupart des analyses et des d\u00e9bats ignorent les concepts de \u00ab\u00a0cit\u00e9\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb et privil\u00e9gient le \u00ab\u00a0pouvoir de diriger\u00a0\u00bb (\u0627\u0644\u0633\u064a\u0627\u0633\u0629). <strong>On oublie ainsi que les hommes libres s\u2019honorent d\u2019une citoyennet\u00e9 fond\u00e9e sur la loi et non sur l\u2019identit\u00e9<\/strong>. L\u2019identitaire collectif con\u00e7oit le groupe comme un \u00ab\u00a0tout\u00a0\u00bb, ou un \u00ab\u00a0corps achev\u00e9\u00a0\u00bb, poss\u00e9dant une essence intemporelle qui englobe chaque membre de la dite communaut\u00e9. Cette essence doit demeurer inalt\u00e9r\u00e9e et ne peut souffrir le moindre apport ext\u00e9rieur, sauf \u00e0 l\u2019int\u00e9grer et l\u2019englober en son sein. Toute la vie publique devient alors domin\u00e9e par le concept de pouvoir s\u2019exer\u00e7ant sur une portion de territoire, r\u00e9el ou imaginaire, qu\u2019il faut \u00e2prement d\u00e9fendre contre l\u2019Autre. <\/p>\n<p>La conviction que l\u2019unit\u00e9 politique se fait par le territoire est une id\u00e9e de Siey\u00e8s, th\u00e9oricien de la r\u00e9volution fran\u00e7aise. Faire admettre aux hommes politiques la primaut\u00e9 de la ville\/cit\u00e9 est une entreprise d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e car les politiques ne s\u2019occupent que du territoire. C\u2019est la boue des champs et des cl\u00f4tures qui constitue l\u2019assise de leur pouvoir, et l\u2019horizon \u00e9troit de leur pens\u00e9e. Le principe d\u2019urbanit\u00e9 leur demeure \u00e9tranger. Confront\u00e9s \u00e0 l\u2019espace urbain, celui de la Cit\u00e9, ils se le repr\u00e9sentent automatiquement en termes d\u2019enclos territoriaux o\u00f9 l\u2019autorit\u00e9 peut s\u2019exercer. <strong>Le g\u00e9nie urbain, l\u2019intelligence immortelle de la cit\u00e9 \u00e9chappera toujours \u00e0 l\u2019homme politique \u00e0 moins que ce dernier ne soit un grand visionnaire<\/strong>. Le Liban a connu des hommes de cette trempe\u00a0: Ghassan Tueni, Fouad Boutros, Michel Chiha, Bechara El-Khoury, Raymond Edd\u00e9, Riad El Solh, Rafic Hariri \u2026. <\/p>\n<p>Malheureusement, ce n\u2019est pas cette vision qui domine le paysage politique libanais aujourd\u2019hui et c\u2019est cette absence de vision qui autorise l\u2019inqui\u00e9tude et le pessimisme.<\/p>\n<p>Comme Aristote, Machiavel consid\u00e9rait la cit\u00e9 comme un corps vivant qui peut tomber malade et mourir. Souvent malade, parfois en bonne sant\u00e9, la Cit\u00e9 est toujours fragile \u00e0 cause de l\u2019instabilit\u00e9 permanente de son \u00e9quilibre interne. L\u2019homme politique s\u2019apparente, pour Machiavel, au m\u00e9decin qui, par son art particulier, met en jeu divers moyens destin\u00e9s \u00e0 gu\u00e9rir les maladies mais aussi \u00e0 les pr\u00e9venir. \u00ab\u00a0Le\u00a0\u00bb politique ne s\u2019identifie pas, tout entier,  au pouvoir et \u00e0 l\u2019autorit\u00e9. L\u2019essence du politique est d\u2019\u00eatre le r\u00e9gulateur des conflits parce que sa d\u00e9marche est analogue \u00e0 celle de la clinique m\u00e9dicale. On n\u2019a pas suffisamment \u00e9tudi\u00e9 les m\u00e9taphores m\u00e9dicales dont use Machiavel pour parler de la Cit\u00e9. Une cit\u00e9 peut mourir de maladie, c\u2019est \u00e0 dire de la discorde (\u0641\u062a\u0646\u0629) qui d\u00e9sunit la communaut\u00e9 des citoyens lorsque les \u00ab\u00a0grands\u00a0\u00bb ( qui veulent dominer ) et les \u00ab\u00a0petits\u00a0\u00bb ( qui ne veulent pas \u00eatre domin\u00e9s ) ne trouvent plus le cadre juridique et l\u00e9gal ad\u00e9quat pour g\u00e9rer leurs conflits. . La Loi, au sein de la vie publique, est suffisante pour prot\u00e9ger la Cit\u00e9 contre la discorde qui d\u00e9fait les Etats par les conflits qu\u2019elle suscite. Mais, lorsque bafouer la loi et faire fi des textes de droit devient la r\u00e8gle de la vie publique, on peut annoncer l\u2019agonie de toute urbanit\u00e9 et le danger mortel qui guette la citoyennet\u00e9.<\/p>\n<p>Pour Machiavel, la s\u00e9dition est encore plus grave que la simple discorde car elle implique une intention volontaire ainsi que la mise \u00e0 l\u2019\u0153uvre de moyens destructeurs. Il s\u2019agit d\u2019une action concert\u00e9e, dirig\u00e9e contre l\u2019Etat ou tendant \u00e0 susciter la d\u00e9sob\u00e9issance envers ce dernier et envers les autorit\u00e9s l\u00e9galement \u00e9tablies. La s\u00e9dition peut r\u00e9sulter de publications, de propos, ou de discours incitant les citoyens \u00e0 renverser l\u2019autorit\u00e9 en place. Il s\u2019agit d\u2019un crime contre la s\u00fbret\u00e9 de l\u2019Etat. Elle diff\u00e8re cependant de la trahison par le fait qu\u2019elle n\u2019implique pas d\u2019actes de violence ni d\u2019assistance \u00e0 l\u2019ennemi. <\/p>\n<p><strong>Un simple regard, jet\u00e9 sur le parcours du Liban depuis de nombreuses ann\u00e9es, montre que ce pays a d\u00e9pass\u00e9 les niveaux de s\u00e9dition et de discorde et qu\u2019il est entr\u00e9 dans une sorte de phase terminale.<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Mais par quel m\u00e9canisme la s\u00e9dition peut-elle d\u00e9manteler l\u2019harmonie politique\u00a0? Les causes en sont multiples mais c\u2019est probablement la maladie identitaire qui est la plus \u00e0 m\u00eame de d\u00e9faire ce que l\u2019histoire et les hommes ont mis des si\u00e8cles \u00e0 construire. L\u2019identitaire (\u0647\u0627\u062c\u0633 \u0627\u0644\u0647\u0648\u064a\u0629 \u0623\u0648 \u0639\u0635\u0628\u064a\u0629 \u0627\u0644\u062a\u0642\u0648\u0642\u0639) n\u2019est pas l\u2019identit\u00e9. La probl\u00e9matique identitaire se distingue de la probl\u00e9matique nationaliste par plusieurs param\u00e8tres. Les revendications territoriales, ou autres, sont  quasi absente des crises identitaires qui, par ailleurs, se caract\u00e9risent par une dramatisation telle que les acteurs en perdent tout contact avec le r\u00e9el, et toute rationalit\u00e9 o\u00f9 tout discours devient impr\u00e9cations haineuses et agressives.<\/p>\n<p>Au pays de l\u2019Identitaire, <strong>des \u00e9v\u00e9nements arriv\u00e9s il y a des si\u00e8cles sont discut\u00e9s avec l\u2019\u00e2pret\u00e9 corrosive d\u2019une douleur toute r\u00e9cente; o\u00f9 des trag\u00e9dies arriv\u00e9es \u00e0 d\u2019autres, morts il y a longtemps, sont racont\u00e9es comme si nous-m\u00eames en \u00e9tions les victimes actuelles.<\/strong> Dans un tel contexte, l\u2019ombre d\u2019une compr\u00e9hension vis-\u00e0-vis d\u2019un voisin diff\u00e9rent de soi est impossible. La victime de l\u2019Identitaire vit, avec les compagnons pass\u00e9s de son propre groupe, en communion aussi \u00e9troite et profonde qu\u2019avec sa propre famille actuelle. Force est de constater que les turbulences actuelles ont sem\u00e9 la discorde au Liban, elles ont vid\u00e9 l\u2019Etat de sa substance et l\u2019ont asservi \u00e0 l\u2019h\u00e9g\u00e9monie d\u2019une faction. La s\u00e9dition a r\u00e9pandu la haine des groupes en les enfermant dans leur instinct gr\u00e9gaire de fusion communautaire et d\u2019esprit de corps (\u0639\u0635\u0628\u064a\u0629). <\/p>\n<p>Maxime Rodinson consid\u00e9rait que <strong>la repr\u00e9sentation des identit\u00e9s collectives des minorit\u00e9s religieuses de l\u2019Orient, est tr\u00e8s proche du concept de la nation tel qu\u2019il fut compris en Europe au XIX\u00b0s<\/strong>. La plupart de ces groupes confessionnels (maronites, alaouites nosayris, chiites metoualis, druzes) vivent dans des espaces g\u00e9ographiques relativement compacts, ce qui a facilit\u00e9 la relation r\u00e9ciproque entre territoire et identit\u00e9. Leur mode de vie traditionnel, a constitu\u00e9 un obstacle relatif \u00e0 leur passage \u00e0 l\u2019urbanit\u00e9 comme porte d\u2019entr\u00e9e vers la citoyennet\u00e9 au sein d\u2019une communaut\u00e9 politique. Ces identit\u00e9s collectives, plus ou moins territorialis\u00e9es, sont devenues g\u00e9n\u00e9ratrices de zones de haute conflictualit\u00e9. Leur instrumentalisation par les int\u00e9r\u00eats \u00ab\u00a0des autres\u00a0\u00bb a transform\u00e9 le Levant (et les Balkans) en une poudri\u00e8re, d\u00e8s l\u2019affaiblissement du pouvoir r\u00e9gulateur central des sultans ottomans. La cr\u00e9ation de l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl est venue exacerber leur aspiration identitaire.<\/p>\n<p>Cette soif de territoire ne peut \u00eatre \u00e9tanch\u00e9e qu\u2019au d\u00e9triment de l\u2019esprit urbain, celui de la Cit\u00e9. Seule l\u2019espace public de la Cit\u00e9 permet l\u2019unit\u00e9 du multiple. L\u2019homme n\u2019est pas, pleinement, un sujet autonome dans le sein de sa m\u00e8re, dans sa famille, dans sa tribu, dans sa communaut\u00e9 religieuse ou ethnique. Seul l\u2019espace public de la communaut\u00e9 politique (\u0627\u0644\u0645\u062c\u062a\u0645\u0639 \u0627\u0644\u0645\u062f\u0646\u064a \u0623\u0648 \u062c\u0645\u0627\u0639\u0629 \u0627\u0644\u0645\u062f\u064a\u0646\u0629) lui garantit sa finitude individuelle et tout ce que cela implique en termes de droits et de devoirs. Tel est le param\u00e8tre qui se lit en filigrane de la scission libanaise et, \u00e0 une plus grande \u00e9chelle, ce qui se joue dans le cadre des r\u00e9voltes arabes. <strong>Deux visions semblent s\u2019affronter<\/strong>. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, celle qui con\u00e7oit l\u2019homme comme sujet autonome, donc citoyen. De l\u2019autre, celle qui con\u00e7oit l\u2019homme comme individu marqu\u00e9 par l\u2019identit\u00e9 collective du groupe historique dans lequel il est immerg\u00e9. <\/p>\n<p>Le Liban se trouve \u00e0 la crois\u00e9e des chemins. Oui il se meurt, comme d\u2019ailleurs tout le Levant. Mais ce qui meurt ainsi, c\u2019est un certain Liban qui a surv\u00e9cu au d\u00e9mant\u00e8lement de l\u2019Empire Ottoman et qui a pass\u00e9, entre 1920 et 2013 \u00ab\u00a0un si\u00e8cle pour rien\u00a0\u00bb comme le dit si bien Ghassan Tueni. Qu\u2019est ce qui \u00e9mergera des ruines du Levant\u00a0? Nul ne peut pr\u00e9dire l\u2019avenir mais chacun est invit\u00e9 \u00e0 le pr\u00e9parer. Les libanais n\u2019ont pas le choix, ils ne peuvent plus tricher avec eux-m\u00eames. Soit ils acceptent de d\u00e9passer leurs fantasmes identitaires et de confondre espace public et enclos communautaire, soit ils devront eux-m\u00eames assumer le meurtre de leur patrie.<\/p>\n<p>Tous les dangers qui d\u00e9stabilisent l\u2019unit\u00e9 politique auront contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019agonie actuelle du Liban\u00a0: la discorde qu\u2019entra\u00eene la fixation \u00e0 l\u2019identit\u00e9 collective\u00a0; la s\u00e9dition suscit\u00e9e par les impr\u00e9cations des groupes h\u00e9g\u00e9moniques\u00a0; le crime d\u2019urbicide (\u0630\u0628\u062d \u0627\u0644\u0645\u062f\u064a\u0646\u0629\u2026)commis pas les violences des groupes  identitaires\u00a0; sans compter l\u2019incomp\u00e9tence des hommes politiques suppos\u00e9s \u00eatre les m\u00e9decins de la Cit\u00e9. Le m\u00e9decin-politicien ne voit pas le corps du malade qu\u2019il est suppos\u00e9 soigner, mais uniquement une parcelle de ce corps qu\u2019il pourrait dominer.<\/p>\n<p><strong>Cependant, le Liban peut ne pas mourir si chaque citoyen accepte de quitter la matrice identitaire qui ferme l\u2019horizon de son regard et l\u2019emp\u00eache de voir qu\u2019au-del\u00e0 de toutes les violences, la paix et le vivre-ensemble sont la condition naturelle de l\u2019homme.<\/strong><\/p>\n<p>acourban@gmail.com<\/p>\n<p>Beyrouth<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Liban est-il dans un \u00e9tat d\u2019agonie\u00a0? Est-il d\u00e9j\u00e0 mort\u00a0? L\u2019Histoire retiendra-t-elle que le Liban, en tant qu\u2019entit\u00e9 politique, aura \u00e9t\u00e9 une simple\u00a0parenth\u00e8se historique? Rien n\u2019autorise l\u2019optimisme \u00e0 premi\u00e8re vue. Le pays semble engag\u00e9, de mani\u00e8re inexorable, sur une pente vertigineuse qui pourra le mener \u00e0 la d\u00e9sint\u00e9gration et la disparition. 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