{"id":136162,"date":"2013-12-24T03:15:29","date_gmt":"2013-12-24T02:15:29","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/le-parti-baath-victime-en-syrie-de-son-instrumentalisation-par-les-militaires-1-4\/"},"modified":"2024-01-23T13:38:40","modified_gmt":"2024-01-23T12:38:40","slug":"le-parti-baath-victime-en-syrie-de-son-instrumentalisation-par-les-militaires-1-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/le-parti-baath-victime-en-syrie-de-son-instrumentalisation-par-les-militaires-1-4\/","title":{"rendered":"Le parti Baath, victime en Syrie de son instrumentalisation par les militaires (1\/4)"},"content":{"rendered":"<p>\nCet article se propose d&rsquo;expliquer les raisons du silence et de la discr\u00e9tion dans lesquels le parti Baath, nagu\u00e8re encore \u00ab\u00a0parti dirigeant de l&rsquo;Etat et de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb en Syrie, semble se terrer depuis le d\u00e9but du soul\u00e8vement populaire. Il montrera, en rappelant dans quelles conditions le Baath a acc\u00e9d\u00e9 au pouvoir, en 1963, que ce mutisme est en quelque sorte impos\u00e9 \u00e0 ses dirigeants civils par leurs camarades militaires, dont le poids dans la d\u00e9cision l&#8217;emporte sur le leur. Il montrera comment, parvenu au sommet du parti et de l&rsquo;Etat en raison de son appartenance \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e, Hafez al-Assad s&rsquo;est d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 du Baath et l&rsquo;a r\u00e9duit, quand il n&rsquo;en a plus eu besoin, au r\u00f4le d&rsquo;auxiliaire des services de renseignements. Il montrera enfin que, n&rsquo;ayant jamais \u00e9t\u00e9 baathiste avant de devenir le plus haut responsable du parti, comme il a acc\u00e9d\u00e9 au plus grade de l&rsquo;arm\u00e9e pour en devenir le chef cinq ans seulement apr\u00e8s le d\u00e9but de sa formation militaire, Bachar al-Assad \u00e9prouve pour le parti qu&rsquo;il dirige les m\u00eames sentiments que son p\u00e8re. <\/p>\n<p><img4274|center><\/p>\n<p>Quelques semaines avant le premier anniversaire du d\u00e9but de la r\u00e9volution, Bachar al-Assad faisait adopter, le 26 f\u00e9vrier 2011, une nouvelle Constitution. L&rsquo;une de ses nouveaut\u00e9s les plus remarqu\u00e9es, par rapport \u00e0 la Constitution de 1973 jusqu&rsquo;alors en vigueur, \u00e9tait le retrait au parti Baath de son titre et de ses pr\u00e9rogatives de \u00ab\u00a0dirigeant de l&rsquo;Etat et de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb (art. 8). Bachar al-Assad imaginait sans doute que cette nouvelle disposition contribuerait \u00e0 d\u00e9samorcer le m\u00e9contentement populaire. La suppression de cet article, qui contredisait le principe d&rsquo;\u00e9galit\u00e9 entre tous les citoyens inscrit ailleurs dans le texte, faisait partie des revendications exprim\u00e9es avec le plus de force au cours des premi\u00e8res semaines du soul\u00e8vement. Malheureusement, faute d&rsquo;avoir r\u00e9pondu \u00e0 temps \u00e0 cette demande et, surtout, pour n&rsquo;avoir oppos\u00e9 que le m\u00e9pris et la violence aux aspirations du peuple syrien \u00e0 plus de dignit\u00e9 et de justice, le jeune pr\u00e9sident ne satisfaisait pas les contestataires. Au cours de leurs manifestations hebdomadaires, ils avaient d\u00e9j\u00e0 r\u00e9clam\u00e9 beaucoup plus : le \u00ab\u00a0retrait de la l\u00e9gitimit\u00e9\u00a0\u00bb de Bachar al-Assad (le 24 juin 2011) et le \u00ab\u00a0d\u00e9gagement\u00a0\u00bb pur et simple (le 1er juillet 2011) du \u00ab\u00a0tra\u00eetre qui tue son peuple\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En cherchant \u00e0 accorder une satisfaction symbolique \u00e0 ceux qui contestaient sa l\u00e9gitimit\u00e9 et exigeaient qu&rsquo;il abandonne sa place, le chef de l&rsquo;Etat reconnaissait implicitement que le parti qui lui avait permis d&rsquo;acc\u00e9der au pouvoir, en juillet 2000, ne dirigeait en r\u00e9alit\u00e9 rien du tout, et que son r\u00f4le dans l&rsquo;Etat comme dans la soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait au mieux qu&rsquo;un r\u00f4le de fa\u00e7ade. A dire vrai, il en \u00e9tait ainsi depuis le coup d&rsquo;\u00e9tat du 8 mars 1963. Des officiers baathistes, membres d&rsquo;un Comit\u00e9 militaire dont faisait partie le colonel Hafez al-Assad, s&rsquo;\u00e9taient alors empar\u00e9s du pouvoir, avec l&rsquo;aide d&rsquo;officiers nas\u00e9riens qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient empress\u00e9s d&rsquo;\u00e9liminer en organisant contre eux des proc\u00e8s iniques. Ils avaient imm\u00e9diatement impos\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence et rapidement promulgu\u00e9 les lois d&rsquo;exception qui allaient leur permettre d&rsquo;exercer leur contr\u00f4le sur le pays durant pr\u00e8s de 50 ans. Ils avaient interdit tous les partis politiques \u00e0 l&rsquo;exception de celui dont ils tiraient les ficelles et qui leur servait de paravent. Ils avaient finalement interdit la presse priv\u00e9e et nationalis\u00e9 les m\u00e9dias, r\u00e9duisant les journaux gouvernementaux \u00e0 de simples organes de propagande.<\/p>\n<p>Le coup de force des militaires, qui t\u00e9moignait de leur mainmise sur le Baath et mena\u00e7ait de paralysie la vie politique, avait conduit nombre de ses dirigeants civils de la premi\u00e8re heure \u00e0 quitter une formation o\u00f9 ils n&rsquo;avaient plus leur place, dans laquelle ils ne se reconnaissaient plus et dont ils d\u00e9sapprouvaient la militarisation et l&rsquo;instrumentalisation. Les choses n&rsquo;avaient pas chang\u00e9 lorsque, en 1970, Hafez al-Assad promu g\u00e9n\u00e9ral et ministre de la D\u00e9fense suite \u00e0 ses hauts-faits durant la Guerre de 1967, s&rsquo;\u00e9tait impos\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;Etat. Il avait liquid\u00e9 ou embastill\u00e9 pour des d\u00e9cennies ses principaux rivaux, dont son pr\u00e9d\u00e9cesseur le pr\u00e9sident Noureddin al-Atassi, un civil sous influence \u00e9troite de son premier ministre, le g\u00e9n\u00e9ral Salah Jadid. Mais il n&rsquo;avait rien modifi\u00e9 \u00e0 un syst\u00e8me qui le laisserait libre d&rsquo;exercer la r\u00e9alit\u00e9 du pouvoir avec les officiers dont il choisirait de s&rsquo;entourer, tout en imputant au Commandement r\u00e9gional du parti dont il \u00e9tait le plus haut personnage la responsabilit\u00e9 d&rsquo;orientations et de d\u00e9cisions auxquelles ses membres civils \u00e9taient certes parfois associ\u00e9s, mais sur lesquelles ils \u00e9taient loin d&rsquo;avoir le dernier mot.<\/p>\n<p>La marginalisation des responsables civils du parti \u00e9tait apparue dans toute sa dimension \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970 et au d\u00e9but de la d\u00e9cennie 1980. Au lieu de rechercher une solution politique \u00e0 la crise et aux m\u00e9contentements dont la confrontation avec les Fr\u00e8res Musulmans n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment, les militaires avaient choisi le recours \u00e0 la force. Sous l&rsquo;influence du g\u00e9n\u00e9ral Rifaat al-Assad, fr\u00e8re et \u00e9minence grise du chef de l&rsquo;Etat, qui s&rsquo;\u00e9tait dot\u00e9 d&rsquo;une arm\u00e9e particuli\u00e8re \u00e0 sa d\u00e9votion, les Brigades de D\u00e9fense, ils avaient opt\u00e9 &#8211; d\u00e9j\u00e0\u2026 &#8211; pour une strat\u00e9gie de l&rsquo;escalade dans laquelle ils auraient toujours un coup d&rsquo;avance, et pour l&rsquo;\u00e9radication d\u00e9finitive, par la force des armes, de la contestation. Ils n&rsquo;avaient pris la peine de consulter les membres civils du Commandement r\u00e9gional, ni apr\u00e8s le massacre des aspirants alaouites de l&rsquo;Ecole d&rsquo;Artillerie d&rsquo;Alep, le 16 juin 1979, ni apr\u00e8s l&rsquo;attentat avort\u00e9 contre Hafez al-Assad, le 26 juin 1980.<\/p>\n<p>Rifaat al-Assad, qui s&rsquo;\u00e9tait oppos\u00e9 \u00e0 Alep aux mesures d&rsquo;apaisement ordonn\u00e9es par son fr\u00e8re, n&rsquo;avait pris l&rsquo;aval de personne lorsqu&rsquo;il avait d\u00e9cid\u00e9 de sanctionner cette derni\u00e8re tentative en ordonnant le massacre, dans leurs cellules du bagne militaire de Palmyre, de plusieurs centaines &#8211; certains parlent m\u00eame d&rsquo;un millier &#8211; de Fr\u00e8res Musulmans\u2026 En f\u00e9vrier 1982, pour avoir les mains libres et r\u00e9gler le soul\u00e8vement de la ville de Hama \u00e0 leur mani\u00e8re, Hafez al-Assad et son entourage avaient interdit la diffusion de la moindre information sur le si\u00e8ge de la ville, le blocus alimentaire impos\u00e9 \u00e0 sa population, la destruction de quartiers entiers et le massacre syst\u00e9matique de leurs habitants. Mais ils avaient \u00e9galement tenu les membres civils du Commandement r\u00e9gional dans l&rsquo;ignorance du drame et des m\u00e9thodes radicales qu&rsquo;ils mettaient en \u0153uvre afin de r\u00e9duire la r\u00e9bellion, et, surtout, pour donner une le\u00e7on qu&rsquo;ils voulaient \u00ab\u00a0inoubliable\u00a0\u00bb \u00e0 la composante sunnite de la population syrienne.<\/p>\n<p>Ayant fait le constat \u00e0 cette occasion que le parti Baath ne lui avait \u00e9t\u00e9 d&rsquo;aucune utilit\u00e9, que ce soit pour anticiper la r\u00e9volte ou pour dissuader les contestataires, Hafez al-Assad lui avait retir\u00e9 sans le dire la responsabilit\u00e9 de \u00ab\u00a0diriger l&rsquo;Etat et la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb. D\u00e9sormais ce seraient les services de renseignements qui joueraient ce r\u00f4le, sans en avoir le titre. C&rsquo;est par eux que les Syriens devraient passer pour r\u00e9gler les multiples probl\u00e8mes de leur vie quotidienne, et c&rsquo;est aupr\u00e8s d&rsquo;eux qu&rsquo;ils devraient solliciter les mille et une autorisations &#8211; de se d\u00e9placer, de d\u00e9m\u00e9nager, de se marier, d&rsquo;ouvrir un commerce\u2026 &#8211; qui permettraient au pouvoir de contr\u00f4ler les agissements publics et priv\u00e9s de la population. Dans l&rsquo;accomplissement de leur mission, pour surveiller les gestionnaires et les responsables, et pour \u00eatre en mesure de fournir au chef de l&rsquo;Etat les informations dont il avait besoin pour nommer partout et \u00e0 tous les niveaux des fid\u00e8les, les moukhabarat pourraient s&rsquo;appuyer \u00e0 leur convenance sur les militants du parti. Pr\u00e9sents sur la totalit\u00e9 du territoire national et jusque dans les moindres villages, ceux-ci se voyaient ainsi r\u00e9duits au r\u00f4le peu glorieux d&rsquo;informateurs (<em>moukhbir\u00een<\/em>) institutionnels.<\/p>\n<p>Rien ne saurait mieux traduire le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat de Hafez al-Assad pour le parti Baath, qui lui avait servi nagu\u00e8re de tremplin pour parvenir au pouvoir, que son \u00ab\u00a0oubli\u00a0\u00bb de le convoquer en congr\u00e8s durant 15 ans. Inform\u00e9 des r\u00e9criminations qui s&rsquo;exprimaient de la base au sommet du parti, il avait invent\u00e9, pour ne pas leur fournir l&rsquo;occasion de s&rsquo;exprimer, une nouvelle instance, le Comit\u00e9 central. Il \u00e9tait certain de sa souplesse et de son absolue soumission \u00e0 ses directives et orientations. Outre un tiers d&rsquo;officiers sup\u00e9rieurs de l&rsquo;arm\u00e9e et des services, ce Comit\u00e9 comprenait en effet parmi ses 90 membres des anciens ministres, des anciens membres du Commandement r\u00e9gional, des chefs ou des anciens chefs des organisations de masse, des responsables ou des anciens responsables des syndicats professionnels, des hauts fonctionnaires encore en activit\u00e9 ou \u00e0 la retraite\u2026, bref des apparatchiks que leurs int\u00e9r\u00eats associaient davantage au r\u00e9gime qu&rsquo;au peuple dont ils \u00e9taient cens\u00e9s \u00eatre la voix. Parall\u00e8lement, Hafez al-Assad enfouissait au fond de ses tiroirs les propositions de r\u00e9forme du parti Baath que certains membres civils du Commandement r\u00e9gional lui faisaient passer, dans l&rsquo;espoir que, en r\u00e9duisant l&rsquo;influence des militaires dans la d\u00e9cision, ils puissent r\u00e9cup\u00e9rer la part de responsabilit\u00e9 et de pouvoir dont ils \u00e9taient priv\u00e9s depuis 1963.<\/p>\n<p>En laissant inchang\u00e9 le Commandement r\u00e9gional durant tout ce temps, Hafez al-Assad esp\u00e9rait bien le neutraliser. Il imaginait sans peine que ses membres civils imiteraient leurs camarades militaires qu&rsquo;il avait toujours laiss\u00e9s libres &#8211; quand il ne les y avait pas encourag\u00e9s &#8211; de d\u00e9tourner les mat\u00e9riels, les mat\u00e9riaux et les v\u00e9hicules de leurs unit\u00e9s, voire de s&rsquo;enrichir au d\u00e9triment des hommes qu&rsquo;ils commandaient en tarifant les autorisations de sortie et les permissions. Affaiblis et compromis par leur corruption, qui faisait l&rsquo;objet de dossiers en sa possession, ils ne pouvaient que renoncer \u00e0 contester sa pr\u00e9\u00e9minence et accepter sans broncher sa reconduction \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;Etat lors des r\u00e9f\u00e9rendums pr\u00e9sidentiels organis\u00e9s tous les 7 ans. Comme les militaires, ses camarades civils se neutraliseraient donc en se livrant aux d\u00e9tournements de fonds et aux trafics d&rsquo;influence. Celui lui permettrait, si n\u00e9cessaire et en temps opportun, de les sanctionner ou, comme le Premier ministre Mahmoud al-Zoubi au printemps 2000, de les pousser au suicide.<\/p>\n<p>(A suivre)<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/syrie.blog.lemonde.fr\/2013\/12\/23\/le-parti-baath-victime-en-syrie-de-son-instrumentalisation-par-les-militaires-14\/#more-7547\">Syrie Blog<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet article se propose d&rsquo;expliquer les raisons du silence et de la discr\u00e9tion dans lesquels le parti Baath, nagu\u00e8re encore \u00ab\u00a0parti dirigeant de l&rsquo;Etat et de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb en Syrie, semble se terrer depuis le d\u00e9but du soul\u00e8vement populaire. 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