{"id":128724,"date":"2011-01-05T20:28:12","date_gmt":"2011-01-05T19:28:12","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/comment-sauver-la-langue-arabe\/"},"modified":"2024-01-23T11:51:35","modified_gmt":"2024-01-23T10:51:35","slug":"comment-sauver-la-langue-arabe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/comment-sauver-la-langue-arabe\/","title":{"rendered":"Comment sauver la langue arabe?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Les arabophones sont de plus en plus nombreux. Et pourtant, leur langue litt\u00e9rale est en p\u00e9ril et ne parvient pas \u00e0 se moderniser. Est-ce \u00e0 cause d\u2019un lien trop \u00e9troit avec l\u2019islam et le nationalisme ?Comment sauver la langue arabe ?<br \/>\n<\/strong> <\/p>\n<p>16.09.2010\u2003|\u2003<strong>Walid Al-Kobeissi<\/strong>   |  Shaffaf<\/p>\n<p>Le monde arabe souffre d\u2019une lente \u00e9rosion linguistique. Nous n\u2019avons pas r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9nover notre langue arabe, symbole de notre identit\u00e9 et garante de notre existence. Depuis le Moyen Age, nous l\u2019avons entour\u00e9e d\u2019un mur de Berlin, non d\u00e9truit \u00e0 ce jour. Quant aux linguistes qui ont produit des dictionnaires, c\u2019\u00e9taient pour la plupart des gardiens du temple : l\u2019arabe ne devait servir qu\u2019\u00e0 psalmodier les rites religieux et \u00e0 sanctifier les morts. Pourtant, une langue doit \u00eatre vivante et adapt\u00e9e \u00e0 son temps.<\/p>\n<p>Toute r\u00e9forme est rendue complexe du fait du lien \u00e9troit entre la langue et la culture arabe dominante. Cette culture est fond\u00e9e sur trois piliers : le nationalisme arabe, l\u2019islam, la langue arabe. Si l\u2019un des piliers dispara\u00eet, notre culture s\u2019effondre. J\u2019emprunte l\u2019expression chr\u00e9tienne de sainte Trinit\u00e9 pour d\u00e9crire ces piliers, car il s\u2019agit bien d\u2019une unit\u00e9 en trois composantes. Les m\u00eames obstacles qui bloquent le renouvellement de la culture et la modernisation de l\u2019islam emp\u00eachent la r\u00e9forme de la langue. Du fait de ce lien avec l\u2019islam, toucher \u00e0 la langue est comme une profanation. En la liant au nationalisme arabe, nous avons perdu les minorit\u00e9s non arabes. Les Kurdes [d\u2019Irak] se d\u00e9sint\u00e9ressent de l\u2019arabe depuis les ann\u00e9es 1990. Ils en ont bien le droit puisque, n\u2019\u00e9tant pas ethniquement arabes, ils per\u00e7oivent l\u2019arabe comme la langue de leurs cruels dominateurs.<\/p>\n<p>Il en est de m\u00eame pour les chr\u00e9tiens du monde arabe. Alors que jadis, dans la derni\u00e8re p\u00e9riode de l\u2019Empire ottoman, ce sont eux qui nous ont appris l\u2019arabit\u00e9. Ainsi, le dictionnaire Al-Mounjed, r\u00e9guli\u00e8rement r\u00e9\u00e9dit\u00e9 et compagnon de tout \u00e9l\u00e8ve, est la production d\u2019un catholique, tandis que le lexique des termes m\u00e9dicaux de Youssef Hitti, Libanais maronite, reste in\u00e9gal\u00e9. Aujourd\u2019hui, \u00e0 cause du lien entre la langue arabe et l\u2019islam, les coptes se mettent \u00e0 utiliser le dialecte \u00e9gyptien sur les forums Internet. Au Soudan, ce lien a conduit \u00e0 une catastrophe : la d\u00e9cision du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, en 1990, d\u2019arabiser l\u2019enseignement dans les universit\u00e9s et les coll\u00e8ges, pr\u00e9sent\u00e9e comme un devoir religieux, a amen\u00e9 les chr\u00e9tiens du sud du pays \u00e0 consid\u00e9rer l\u2019arabe comme un outil de domination de la religion musulmane, si bien que, dans l\u2019accord de paix de 2005 avec les habitants du Sud, l\u2019anglais a \u00e9t\u00e9 choisi comme langue d\u2019enseignement. Je suis convaincu que, si le norv\u00e9gien (ou d\u2019autres langues europ\u00e9ennes) \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 la religion chr\u00e9tienne et que son enseignement f\u00fbt une obligation religieuse, les enfants des minorit\u00e9s musulmanes en Europe refuseraient de l\u2019apprendre. L\u2019id\u00e9e selon laquelle faire \u00e9voluer la langue nous \u00e9loignerait de la religion est ainsi invalid\u00e9e. Les deux tiers des musulmans ne sont pas arabes et, m\u00eame s\u2019ils ne parlent pas cette langue, ils n\u2019ont pas renonc\u00e9 \u00e0 l\u2019islam.<\/p>\n<p><strong>Supprimer la grammaire<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 apprendre le norv\u00e9gien un an apr\u00e8s mon arriv\u00e9e \u00e0 Oslo, il y a vingt-cinq ans. Notre professeur norv\u00e9gien m\u2019a demand\u00e9 des renseignements pour certains de ses amis qui voulaient ma\u00eetriser l\u2019arabe apr\u00e8s l\u2019avoir appris \u00e0 l\u2019universit\u00e9. J\u2019ai alors rencontr\u00e9 quatre \u00e9tudiants qui m\u2019ont demand\u00e9 de leur donner des cours de perfectionnement. Au bout de deux ans, je pouvais \u00e9crire dans les journaux norv\u00e9giens et j\u2019avais un article hebdomadaire dans l\u2019un d\u2019eux, alors que mes \u00e9tudiants s\u2019effor\u00e7aient encore d\u2019apprendre \u00e0 lire l\u2019arabe. Je me souviens que l\u2019un d\u2019entre eux m\u2019a dit alors : \u201cOn t\u2019a appris notre langue en deux ans et te voil\u00e0 capable de l\u2019\u00e9crire et de la parler, alors que nous n\u2019avons pas encore r\u00e9ussi \u00e0 apprendre l\u2019arabe.\u201d<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 troubl\u00e9 parce que je me servais avec eux de la m\u00eame m\u00e9thode que celle utilis\u00e9e \u00e0 l\u2019universit\u00e9 et parce que mes \u00e9l\u00e8ves n\u2019\u00e9taient pas de jeunes enfants. L\u2019arabe litt\u00e9raire est d\u2019abord une langue \u00e9crite, et non parl\u00e9e. La plupart des \u00e9crivains arabes ne r\u00e9ussissent \u00e0 s\u2019imposer qu\u2019apr\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 40 ans car la ma\u00eetrise de la langue n\u00e9cessite plus de temps que pour les langues europ\u00e9ennes. J\u2019ai repens\u00e9 \u00e0 mon exp\u00e9rience et me suis aper\u00e7u que nous perdions du temps \u00e0 apprendre notamment la syntaxe, que seuls une minorit\u00e9 de sp\u00e9cialistes parviennent \u00e0 ma\u00eetriser. L\u2019analyse grammaticale est en effet le principal probl\u00e8me de notre langue, car elle repr\u00e9sente un obstacle qui \u00e9puise les enseignants, tout en bloquant les possibilit\u00e9s de ma\u00eetrise de la lecture et de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Quand je suis revenu aux livres anciens et aux recherches des r\u00e9formateurs, j\u2019ai d\u00e9couvert que les m\u00eames probl\u00e8mes s\u2019\u00e9taient pareillement pos\u00e9s \u00e0 nos p\u00e8res et \u00e0 nos anc\u00eatres. M\u00eame dans les premiers temps de l\u2019islam, les Arabes faisaient des fautes lorsqu\u2019ils parlaient alors qu\u2019il n\u2019existait pas de v\u00e9ritable rupture entre la langue qu\u2019ils \u00e9crivaient et celle qu\u2019ils parlaient. Mais comment les Arabes ont-ils r\u00e9solu le probl\u00e8me de la grammaire et de la complexit\u00e9 de la langue ? Il est certain qu\u2019alors l\u2019environnement \u00e9tait plus ouvert. Les r\u00e9formateurs de la langue n\u2019\u00e9taient pas accus\u00e9s d\u2019\u00eatre des agents de l\u2019orientalisme. La solution est venue de la plus grande autorit\u00e9 de l\u2019\u00e9poque, celle du calife omeyyade Al-Walid (668-715), qui avait grandi dans une maison o\u00f9 la langue \u00e9tait la principale pr\u00e9occupation. Le calife publia un d\u00e9cret royal interdisant que l\u2019on parle de grammaire, alors qu\u2019il veillait \u00e0 l\u2019arabisation de toutes les administrations en Irak et en Syrie, o\u00f9 le latin et le persan \u00e9taient en vigueur. A cette \u00e9poque, l\u2019empire musulman \u00e9tait \u00e0 l\u2019apog\u00e9e de sa gloire et ses arm\u00e9es avaient conquis des territoires qui allaient de l\u2019Inde \u00e0 l\u2019Andalousie. Ce calife avait \u00e9galement \u00e9difi\u00e9 les premiers h\u00f4pitaux du monde musulman et \u00e9tait le v\u00e9ritable fondateur de l\u2019Etat arabe. Le Coran, premier livre des Arabes, pourrait ainsi \u00eatre le point de d\u00e9part pour reprendre le projet d\u2019Al-Walid de supprimer la grammaire lorsqu\u2019elle n\u2019est pas n\u00e9cessaire et de la respecter quand il le faut. Mais peut-on comprendre l\u2019arabe sans la grammaire et la syntaxe ? La r\u00e9ponse est oui, et la premi\u00e8re preuve en est que les dialectes que nous parlons s\u2019en passent fort bien. Ainsi, nous pouvons parler l\u2019arabe dans tous les pays sans l\u2019\u00e9tudier. Les dialectes ont combl\u00e9 le foss\u00e9 entre le parl\u00e9 et l\u2019\u00e9crit. Quand j\u2019ai \u00e9migr\u00e9 de l\u2019Orient vers l\u2019Europe, je voyais dans les appels \u00e0 r\u00e9former la langue une volont\u00e9 de division, car la langue arabe nous unit, et d\u2019hostilit\u00e9 \u00e0 l\u2019islam, car la langue nous relie \u00e0 notre religion et \u00e0 notre Coran.<\/p>\n<p>Mais, une fois en Norv\u00e8ge, j\u2019ai obtenu un emploi comme professeur d\u2019arabe pour les enfants des immigr\u00e9s irakiens, syriens, libanais, palestiniens, tunisiens et marocains. D\u00e8s le premier cours, j\u2019ai su que ces enfants ne parlaient pas l\u2019arabe classique et ne se comprenaient pas entre eux. Ils parlaient leurs dialectes, et l\u2019arabe n\u2019\u00e9tait pas leur langue maternelle. Je ne peux oublier le spectacle des bouches et des yeux grands ouverts de mes jeunes \u00e9l\u00e8ves qui m\u2019entendaient parler en arabe classique comme si j\u2019\u00e9tais une cr\u00e9ature venue d\u2019une autre plan\u00e8te.<\/p>\n<p>Troubl\u00e9, je m\u2019interrogeai sur les d\u00e9fenseurs de l\u2019arabe qui consid\u00e8rent la pr\u00e9servation de la langue classique comme un facteur d\u2019unit\u00e9, alors que j\u2019avais constat\u00e9 le contraire. Le Marocain ne comprend pas l\u2019Irakien et le Tunisien ne comprend pas le Palestinien. Au rythme o\u00f9 les choses \u00e9voluaient ces dialectes continueraient \u00e0 s\u2019\u00e9loigner les uns des autres. Dans le m\u00eame temps, j\u2019ai d\u00e9couvert que la langue norv\u00e9gienne n\u2019\u00e9tait pas la m\u00eame cinquante ans auparavant. Dans les administrations, il fallait apprendre la langue officielle \u00e9crite. Le probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9 en autorisant l\u2019\u00e9criture des dialectes et leur usage dans les m\u00e9dias. Les diff\u00e9rents dialectes sont ainsi devenus une seule langue qui a fusionn\u00e9 avec la langue officielle. Maintenant, les Norv\u00e9giens \u00e9crivent comme ils parlent.<\/p>\n<p><strong>6 000 fa\u00e7ons de dire \u201cchameau\u201d<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Ne pourrions-nous en faire autant ? La r\u00e9ponse est oui, \u00e0 condition de changer notre pr\u00e9jug\u00e9 contre le dialectal, que nous rejetons en tant que r\u00e9sultat du contact avec les \u00e9trangers non arabes et donc exog\u00e8ne et impur. M\u00eame dans le Coran on trouve de nombreux termes qui viennent d\u2019ailleurs, notamment de l\u2019h\u00e9breu, du latin ou du persan. Plus de 300 mots emprunt\u00e9s \u00e0 d\u2019autres langues y ont \u00e9t\u00e9 arabis\u00e9s. Les oul\u00e9mas ont recens\u00e9 dans le Coran des termes provenant d\u2019une cinquantaine de dialectes des tribus de l\u2019\u00e9poque. Ainsi, le Coran a respect\u00e9 les langues parl\u00e9es par les gens. De la m\u00eame fa\u00e7on, on pourrait enrichir le dictionnaire de l\u2019arabe classique et r\u00e9soudre en m\u00eame temps le probl\u00e8me de la division linguistique dans les pays arabes. Au risque de d\u00e9plaire \u00e0 ceux qui entretiennent l\u2019illusion du g\u00e9nie de la langue arabe, il faut bien constater que celle-ci souffre aujourd\u2019hui d\u2019une v\u00e9ritable pauvret\u00e9. Certes, il n\u2019y a pas de langue sup\u00e9rieure \u00e0 d\u2019autres, mais plut\u00f4t une civilisation plus avanc\u00e9e qu\u2019une autre. Quand une civilisation prosp\u00e8re, le peuple pratique la langue avec cr\u00e9ativit\u00e9. Nous ne sommes pas actuellement en phase de civilisation, et notre langue n\u2019\u00e9volue pas. Certains consid\u00e8rent que la langue arabe est riche. Il s\u2019agit d\u2019un discours trompeur. La preuve qu\u2019ils apportent est que le plus grand de nos dictionnaires compte 80 000 entr\u00e9es, et qu\u2019un autre, l\u2019Al-Moheet, en contient 60 000. Cette richesse est tout \u00e0 fait comparable \u00e0 celle d\u2019autres langues. Mais la plupart des mots arabes ne sont pas utilis\u00e9s. On a recens\u00e9 pr\u00e8s de 6 000 termes pour d\u00e9signer le chameau en arabe. Mais quel besoin de retenir tant de mots inusit\u00e9s pour parler du chameau ?<\/p>\n<p><strong>L\u2019auteur<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Walid Al-Kobeissi, journaliste et romancier d\u2019origine irakienne, r\u00e9side en Norv\u00e8ge depuisla fin des ann\u00e9es 1980. Grand connaisseur du Coran, il a \u00e9crit plusieurs livres sur l\u2019identit\u00e9, l\u2019exil et l\u2019int\u00e9gration. Il a obtenu en 2006 la prestigieuse bourse d\u00e9cern\u00e9e chaque ann\u00e9e par le minist\u00e8re de la Culture norv\u00e9gien et re\u00e7u en 2003 le prix Skjervheim pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre.<\/p>\n<p>Traduction par Courrier International<\/p>\n<p><strong>Lire l&rsquo;original en arabe:<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.middleeasttransparent.com\/spip.php?page=article&#038;id_article=9217&#038;lang=ar\"><strong>\u0627\u0644\u0639\u0631\u0628\u064a\u0629 \u0643\u0644\u063a\u0629 \u0639\u0627\u0644\u0645\u064a\u0629 \u062b\u0627\u0644\u062b\u0629: \u0627\u0644\u062d\u0641\u0627\u0638 \u0639\u0644\u0649 \u0627\u0644\u0639\u0631\u0628\u064a\u0629 \u0625\u0635\u0644\u0627\u062d \u0644\u0647\u0627 \u0628\u062c\u0639\u0644 \u0627\u0644\u0644\u0633\u0627\u0646 \u0627\u0644\u062d\u064a \u0645\u0631\u062c\u0639\u0627\u064b \u0644\u0647 \u062b\u0642\u0644 \u0627\u0644\u0645\u0639\u0627\u062c\u0645 \u0648\u0627\u0644\u062a\u0631\u0627\u062b<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les arabophones sont de plus en plus nombreux. 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