{"id":103646,"date":"2023-03-04T22:47:10","date_gmt":"2023-03-04T21:47:10","guid":{"rendered":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/?p=103646"},"modified":"2023-03-04T22:47:10","modified_gmt":"2023-03-04T21:47:10","slug":"entre-le-liban-et-la-syrie-le-foisonnement-des-petits-trafics","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/middleeasttransparent.com\/fr\/entre-le-liban-et-la-syrie-le-foisonnement-des-petits-trafics\/","title":{"rendered":"Entre le Liban et la Syrie, le foisonnement des petits trafics"},"content":{"rendered":"<div id=\"article_component\" class=\"\">\n<div id=\"articleReader\">\n<article id=\"template2\" class=\"tmp\">\n<header class=\"header-article\">\n<figure>\n<div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<\/figure>\n<\/header>\n<div id=\"issue-bloc\">\n<div id=\"issue-bloc-content\">\n<h3 id=\"issue-bloc-btn\"><span style=\"color: #666699;\">Sur la route qui relie les deux pays prolif\u00e8rent les camions charg\u00e9s de m\u00e9dicaments, d\u2019essence et autres denr\u00e9es de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. Et, l\u2019an dernier, quelque 23 000 migrants ont quitt\u00e9 la Syrie via le Liban dans l\u2019espoir de rejoindre l\u2019Europe.<\/span><\/h3>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<section id=\"section-article\">\n<div id=\"section-articleContent\">\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Sur la route qui relie Tripoli, la grande ville du nord du Liban, \u00e0 Aarida, qui marque la fronti\u00e8re avec la Syrie, la circulation para\u00eet plus dangereuse encore qu\u2019elle ne l\u2019est d\u2019habitude. Ce n\u2019est pas l\u2019absence d\u2019\u00e9clairage public qui avive l\u2019inqui\u00e9tude alors que la nuit tombe. Ni les voitures hors d\u2019\u00e2ge, sans phares ni plaques d\u2019immatriculation, qui slaloment entre les nids-de-poule sans tenir compte du sens \u00ab\u00a0normal\u00a0\u00bb du trafic. Non, ce qui tient en alerte, ce sont les \u00e9normes camions syriens qui empruntent la voie\u00a0: en l\u2019espace de quelques kilom\u00e8tres, on esquive une trentaine de semi-remorques, immatricul\u00e9s \u00e0 Homs ou \u00e0 Tartous, deux villes syriennes proches de la fronti\u00e8re nord du Liban.<\/p>\n<div class=\"img-article text-center\">\n<div class=\"containerImg\"><img decoding=\"async\" id=\"https:\/\/assets.cafeyn.co\/Public\/Publications\/1979943\/21908929\/srcImages\/image_16_1001.jpg\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/assets.cafeyn.co\/Public\/Publications\/1979943\/21908929\/srcImages\/image_16_1001.jpg\" \/><\/div>\n<\/div>\n<p class=\"article_element paragraph\">Que transportent-ils\u00a0? Impossible de le savoir avec certitude. \u00ab\u00a0Du phosphate syrien\u00a0\u00bb, consid\u00e8re un cafetier qu\u2019on interroge sur la route. \u00ab\u00a0N\u2019importe quoi en vrac\u00a0\u00bb, suppute un autre habitant quelques heures plus tard. \u00ab\u00a0Les marchandises passent officiellement les douanes \u00e0 la fronti\u00e8re, mais qui pourrait dire si leurs \u00add\u00e9clarations refl\u00e8tent fid\u00e8lement les marchandises transport\u00e9es\u00a0?\u00a0\u00bb, s\u2019interroge-t-il.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Il y a quelques jours, l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne a bom\u00adbard\u00e9 un convoi de camions frigorifiques entre l\u2019Irak et la Syrie. Selon les autorit\u00e9s locales, il s\u2019agissait d\u2019un chargement de farine et de riz destin\u00e9 \u00e0 la population. Selon l\u2019\u00c9tat h\u00e9breu, des armes y \u00e9taient dissimul\u00e9es. Quelques mois auparavant, c\u2019\u00e9taient plusieurs tonnes de Captagon, une amph\u00e9tamine de synth\u00e8se produite en Syrie, que les autorit\u00e9s saoudiennes avaient \u00add\u00e9couvertes dans des cargaisons de fruits en prove\u00adnance du port de Beyrouth.<\/p>\n<h3 class=\"article_element paragraphTitle\">\u00ab\u00a0Contrebande amateur\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p class=\"article_element paragraph\">S\u2019il existe, le trafic d\u2019armes et de Captagon, dont les experts estiment que le Liban est avant tout une zone de transit, n\u2019est pas visible sur les routes du Akkar. Ce\u00a0qui, en revanche, s\u2019y devine est une forme de \u00ab\u00a0contrebande amateur\u00a0\u00bb : des petits trafics dont l\u2019importance grandit au fur et \u00e0 mesure que la crise \u00e9conomique s\u2019aggrave au Liban comme en Syrie. \u00ab\u00a0Les marchandises passent par petites quantit\u00e9s en s\u2019appuyant sur des r\u00e9seaux, qui jouent de leurs appartenances communautaires, r\u00e9gionales et politiques pour se prot\u00e9ger et prosp\u00e9rer\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Alia Mansour, une journaliste syrienne install\u00e9e depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es au Liban. Dans cette r\u00e9gion la plus pauvre du Liban, o\u00f9 les fronti\u00e8res se brouillent, cela donne le sentiment de voir na\u00eetre un nouveau Far West entre les deux pays.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">C\u00f4t\u00e9 syrien, assurent diff\u00e9rentes \u00e9tudes, la contrebande a \u00e9t\u00e9 coopt\u00e9e par les services de s\u00e9curit\u00e9 ainsi que des proches du pr\u00e9sident Bachar el-Assad, parmi lesquels son fr\u00e8re Maher el-Assad, qui dirige la 4e division post\u00e9e le long de la fronti\u00e8re du Liban-Nord.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">C\u00f4t\u00e9 libanais, celle-ci s\u2019appuie sur les habituels \u00adrelais politiques et communautaires. En particulier, le\u00a0Hezbollah, rel\u00e8ve le chercheur syrien Mazen Ezzi dans une note r\u00e9dig\u00e9e pour le compte du centre de r\u00e9flexion Chatham House. \u00ab\u00a0Ne r\u00e9veillons pas l\u2019eau qui dort et laissons la population puiser (dans la contrebande, NDLR) l\u2019un des rares moyens de subsistance \u00e0\u00a0sa port\u00e9e\u00a0\u00bb, justifie le pr\u00e9sident de la municipalit\u00e9 d\u2019un village frontalier qui pr\u00e9f\u00e8re taire son nom et celui de sa commune.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Ces\u00ab\u00a0petits trafics entre amis\u00a0\u00bb concernent notamment les produits de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. C\u00f4t\u00e9 libanais, ce sont les m\u00e9dicaments syriens qui entrent maintenant ill\u00e9galement sur le territoire, fournissant une alternative aux marques des grands laboratoires devenues trop ch\u00e8res. On les retrouve vendus ouvertement dans certaines pharmacies de la p\u00e9riph\u00e9rie de Beyrouth alors qu\u2019ils ne figurent pas sur les listes de m\u00e9dicaments autoris\u00e9s du minist\u00e8re de la Sant\u00e9.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">L\u2019ancien pr\u00e9sident du Syndicat des importateurs de produits pharmaceutiques, Armand Phar\u00e8s, estime que leur march\u00e9 noir <strong>repr\u00e9sente 40\u00a0% des ventes officielles<\/strong>. Avant la crise de 2019, il avait \u00e9t\u00e9 presque \u00e9radiqu\u00e9. \u00ab\u00a0La bo\u00eete de Panadol (une marque de parac\u00e9tamol du groupe suisse GSK dont l\u2019usage est tr\u00e8s r\u00e9pandu dans la r\u00e9gion) est l\u2019\u00e9quivalent de 3\u00a0dollars au Liban, moiti\u00e9 moins en Syrie. Sans parler de la marque produite localement, qu\u2019on ach\u00e8te moins de 1\u00a0dollar. Le calcul est vite fait d\u2019autant que l\u2019industrie pharma\u00adceutique syrienne est r\u00e9put\u00e9e\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne une enseignante de Tripoli, qui rentre d\u2019un voyage \u00e0 Lattaqui\u00e9, une station baln\u00e9aire syrienne, dont elle a profit\u00e9 pour s\u2019approvisionner en traitements contre l\u2019hypertension, le diab\u00e8te et les maux de t\u00eate.<\/p>\n<h3 class=\"article_element paragraphTitle\">Ration\u00adnement d\u2019essence<\/h3>\n<p class=\"article_element paragraph\">C\u00f4t\u00e9 syrien, c\u2019est davantage <strong>l\u2019essence<\/strong> qu\u2019on s\u2019arrache depuis que les r\u00e9gions domin\u00e9es par le r\u00e9gime connaissent de graves p\u00e9nuries de carburant. Damas importait la majeure partie du p\u00e9trole d\u2019Iran, faute d\u2019avoir acc\u00e8s aux principaux gisements d\u2019hydrocarbures du pays, situ\u00e9s dans des zones, \u00e0 l\u2019est, qui \u00e9chappaient \u00e0 son contr\u00f4le. <strong>Mais, depuis septembre, T\u00e9h\u00e9ran ne fournit \u00e0 la Syrie qu\u2019avec une parcimonie extr\u00eame l\u2019essence et le fioul bon march\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Faute de carburant, la vie \u00e9conomique s\u2019est un peu plus paralys\u00e9e tandis que d<strong>es manifestations contre le r\u00e9gime Assad &#8211; r\u00e9prim\u00e9es dans le sang &#8211; ont eu lieu dans la r\u00e9gion de Soue\u00efda<\/strong>, dans le sud du pays. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s la fronti\u00e8re libanaise, les routes sont d\u00e9sertes. \u00c0 Lattaqui\u00e9, l\u2019\u00c9tat ne d\u00e9livre que trois heures d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 par jour tandis que l\u2019eau ne vient que de mani\u00e8re sporadique, faute de courant pour actionner les pompes. En \u00adSyrie, il y a peu de g\u00e9n\u00e9rateurs priv\u00e9s pour relayer les d\u00e9faillances du syst\u00e8me central et la population se retrouve prise au d\u00e9pourvu\u00a0\u00bb, d\u00e9crit l\u2019enseignante. Au moment des f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e, un cong\u00e9 exceptionnel de dix jours a m\u00eame \u00e9t\u00e9 octroy\u00e9 aux fonctionnaires syriens \u00ab\u00a0pour ent\u00e9riner leur absence\u00a0: sans \u00adessence, les gens ne se rendent plus \u00e0 leur travail\u00a0\u00bb, croit savoir Alia Mansour.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">Damas a bien mis en place un syst\u00e8me de ration\u00adnement\u00a0: 20\u00a0litres sont autoris\u00e9s par mois et par v\u00e9hicule, au prix (subventionn\u00e9) de 20\u00a0dollars. Un volume insuffisant pour tenir, qui explique qu\u2019on voit circuler depuis quelques mois dans le Akkar ou autour de Tripoli une noria de CG (prononcez \u00ab\u00a0c\u00e9j\u00e9\u00a0\u00bb, du nom de la marque chinoise qui les commercialise), d\u2019increvables motos devenues le moyen de transport de ceux qui n\u2019ont pas de voiture, les \u00adSyriens en premier lieu. Avec, presque syst\u00e9matiquement, accroch\u00e9s \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, des gallons d\u2019essence achet\u00e9s 20\u00a0dollars au Liban et revendus a minima le double en Syrie aux stations d\u2019essence, qui les facturent 60\u00a0dollars hors quota.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\"><strong>Mais le trafic le plus notoire est encore celui des hommes<\/strong>. L\u2019arm\u00e9e libanaise, qui a d\u00e9ploy\u00e9 1\u00a0300 soldats entre le Akkar et le Hermel &#8211; l\u2019autre grande r\u00e9gion de trafic &#8211; et arr\u00eat\u00e9 quelque 23\u00a0000 migrants clandestins en 2022, selon ses chiffres, ne peut pas \u00adfaire grand-chose. La fronti\u00e8re est poreuse. Les points de passage ill\u00e9gaux, nombreux\u00a0: on en compterait plusieurs dizaines, un nouveau s\u2019ouvrant chaque fois qu\u2019un ancien est d\u00e9mantel\u00e9. Le flux de migrants est lui aussi continu\u00a0: ils sont plusieurs centaines \u00e0 traverser quotidiennement le fleuve Nahr el-Kebir, qui d\u00e9limite la bordure dans cette partie du Liban.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\"><strong>Dans le Akkar, Wadi Khaled en est la principale plaque tournante.<\/strong> Cette zone de 40 kilom\u00e8tres rassemble <strong>23 villages<\/strong>, <strong>pas loin de 30\u00a0000 r\u00e9sidents libanais et autant de r\u00e9fugi\u00e9s syriens<\/strong>. Pour des raisons \u00e0 la fois \u00e9conomiques et politiques, de nombreux Syriens pr\u00e9f\u00e8rent ne pas avoir \u00e0 s\u2019enregistrer aupr\u00e8s des autorit\u00e9s de Damas. Il peut s\u2019agir d\u2019opposants politiques, de jeunes ayant fui la conscription ou de r\u00e9fugi\u00e9s, dont le statut serait remis en cause s\u2019ils franchissaient la fronti\u00e8re officiellement. S\u2019y ajoutent les familles d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 tenter le voyage vers l\u2019Europe depuis les plages de Tripoli. \u00ab\u00a0C\u2019est vraiment tr\u00e8s facile\u00a0\u00bb, s\u2019amuse Abou Ahmad, sourire en coin, l\u2019air presque bravache, alors qu\u2019il rentre juste de Syrie. La petite trentaine, celui qui est devenu homme \u00e0 tout faire dans une ferme du Akkar a fui le service militaire en Syrie il y a une dizaine d\u2019ann\u00e9es. Chaque mois, il part retrouver sa famille, originaire de Homs, quand celle-ci ne le rejoint pas au Liban. \u00ab\u00a0On traverse le fleuve \u00e0 pied sur des ponts improvis\u00e9s que les chebabs (les passeurs) installent. \u00c7a me co\u00fbte 50\u00a0dollars\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne-t-il.<\/p>\n<p class=\"article_element paragraph\">\u00c0 Chadra, la commune qui marque la fin de Wadi Khaled, plusieurs maisons ont \u00e9t\u00e9 vandalis\u00e9es. \u00ab\u00a0Rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 vol\u00e9 mais les migrants avaient besoin d\u2019une halte pour faire leur toilette\u00a0\u00bb, relate un habitant, qui s\u2019indigne malgr\u00e9 tout de la complicit\u00e9 des militaires, dont un barrage est install\u00e9 \u00e0 l\u2019angle de sa villa. \u00ab\u00a0Ils les voient passer mais d\u00e9tournent la t\u00eate\u00a0\u00bb, ajoute-t-il. Une anecdote qui confirme l\u2019incapacit\u00e9 des forces de s\u00e9curit\u00e9, impliqu\u00e9es dans la lutte contre la contrebande, \u00e0 en venir \u00e0 bout. Si l\u2019arm\u00e9e libanaise manque de moyens humains et techniques, il ne faut pas oublier non plus que la contrebande est souvent le garant d\u2019une certaine \u00ab\u00a0pax romana\u00a0\u00bb dans des r\u00e9gions auxquelles l\u2019\u00c9tat ne s\u2019est jamais int\u00e9ress\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n<\/section>\n<\/article>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div class=\"related_articles_container\">\n<div class=\"articleSeparator_separator\"><a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/entre-le-liban-et-la-syrie-le-foisonnement-des-petits-trafics-20230302#:~:text=REPORTAGE%20%2D%20Sur%20la%20route%20qui,espoir%20de%20rejoindre%20l'Europe.\">LE FIGARO<\/a><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur la route qui relie les deux pays prolif\u00e8rent les camions charg\u00e9s de m\u00e9dicaments, d\u2019essence et autres denr\u00e9es de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9. 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